Dimanche prochain je pars à la cabane à sucre à St Jacques, vous raconte ça prochainement dans la catégorie culture québécoise! ;)Cette chronique est dédiée à ceux et celles sans qui elle n’aurait pu voir le jour : la gang de « Marmots » de Marie de France, Stanislas, les Marcelline, Outremont, le Mont Jésus Marie, Charlemagne et Jacques Prévert et à notre « Marmotte » en chef Isabelle qui m’a payé pour faire tout ça !
Certains d’entre vous se rappellent sans doute que je dépense mes heures journalières au travail avec les enfants. Et je dépense notamment mes jours de repos avec une garderie scolaire qui nous promène par monts et par vaux, en quête d’activités séduisantes et ludiques pour les petits et grands sous notre coupe.
Depuis novembre dernier, j’ai ainsi pu aller rendre visite à bien des places qui méritent un instant d’attention pour quiconque a des enfants… ou non d’ailleurs puisque à l’instar du Fort Angrignon, les adultes aussi pourraient s’y rendre.
Je vous emmène donc en ballade au travers de Montréal, Laval, les Laurentides et la Montérégie au travers d’activités familiales, et notamment de place où fêter des anniversaires, en ce beau jour de naissance de jumelles chères à mon cœur!
Les tarifs que je donne sont indicatifs, à vous de vous renseigner auprès des différentes structures dépendant du nombre d’enfant, des forfaits et des saisons également, car toutes les activités ne sont pas offertes à l’année et certaines varient selon la saison.
L’île de Montréal.
L’île de Montréal regorge d’endroits où se rendre en famille. Je ne vous ferais donc pas l’affront de dire que j’ai fait toutes les meilleures places. Je ne ferai ici la critique de ce que j’ai pu faire et tester avec des enfants de 4 à 12 ans, sauf mention contraire.
- Le Centre Canadien d’Architecture – 1920 rue Baile – 514 939-7026
Une des sorties que j’ai le moins aimé, outre le fait que ce groupe là est composé de têtes de pioches et de baveux exécrables !
L’idée de base est sympathique, faire découvrir les différentes facettes de l’architecture aux enfants, avec notamment une chasse aux matériaux dans le sas menant du nouveau bâtiment abritant le musée au manoir Shaughnessy ainsi que dans le jardin d’hiver ou le salon de ce même manoir, puis la construction en papier et colle d’un musée sur un thème pigé au hasard.
On retrouve ce principe sur divers thèmes au fil de l’année et des expositions.
C’est cependant peu propice pour des enfants qui ont besoin d’action et de mouvement. À conseiller donc aux plus rêveurs, aux passionnés de construction mais déconseillé vivement aux marsupiaux en tout genre !
Des activités de groupes (12 personnes minimum) peuvent être organisées sur demande selon les besoins, donc là aussi un anniversaire pourrait peut-être se dérouler, à voir!?
· Métro : Guy Concordia puis bus 15 ou 150
· Tarifs : 6$ adulte, 4$ enfant pour 2H, sessions pour enfants de 5 à 12 ans accompagnés d’un adulte
- Le Planétarium – 1000 st jacques ouest – 514 872-4530
Là je vous dirais que je suis mitigée. Autant on peut avoir de supers films (celui sur l’origine de noël et les façons de le fêter dans le monde) autant d’autres sont poches (celui du petit prince !). Par contre, la voix-off est un vrai passionné qui saura vulgariser et animer l’espace et ses mystères pour les petits et les grands. Une des matinées où nous nous y sommes rendus, il a improvisé sur son temps pour nous offrir un exposé sur « Pourquoi Pluton n’est plus une planète » qui a plu et intéressé nos enfants, de 5 à 12 ans. Les petits plus que les grands, mais simplement parce que les grands étaient plus bêtes que les petits cette fois là !
· Tarifs : gratuit jusqu’à 4 ans, 4.00$ de 5 à 17 ans, adultes 8,00$.
· Métro : Bonaventure
- Le Fort Angrignon – Boulevard des trinitaires – 514 872-3816
Cet ancien zoo, situé à proximité du parc Angrignon, a été reconverti en mini Fort Boyard. Dans les anciennes cages intérieures se trouvent désormais toutes sortes d’épreuves physiques qui mettront au défi les petits autant que les grands.
Ramper, grimper, vider des balles, remplir des verres d’eau, se diriger dans le noir sont les quelques-unes des 17 activités qui vous attendent.
Il existe plusieurs formules : Parcours initiatique, parcours intégraux enfants et adultes, des défis entre ados ou entre adultes de 2h30 ou 3h30, on peut également louer la salle à l’heure.
À noter que si vous choisissez la formule défi, vous pourriez bien voir le nom de votre équipe affichait dans le hall du fort, au tableau des champions.
Un lieu vraiment idéal pour fêter un anniversaire, si vous êtes tannés des quilles !
Pour ma part, j’ai encore en tête ma gang de 4-5 ans tentant de vider la piscine de balles sur la tête de leur animateur ou effectuant une randonnée de la mort dans la salle de la toile d’araignée. Très drôle et super cute !
· Métro : Angrignon, bus 113
· Tarifs : enfants parcours initiatique (4-5 ans) 7.00$/enfant + 7.50$tx pour les adultes, parcours intégral 6-17 ans 11.50$, parcours intégral adulte 12.50$tx, défi de groupe de 8 à 10 personnes 200$.
- Le centre des Sciences – 333 rue de la commune ouest – 1 877 496-4724
Étonnamment surprise par le centre des Sciences. Littéraire jusqu’au bout des ongles (qui ne se cassent jamais sans déclamer un Molière ou un Shakespeare !), les sciences et moi, on n’est plus vraiment copine depuis la première, année où je les ai enterré dans la cour du lycée avec mon livre de géométrie dans l’espace et où reposait déjà celui de latin (oui c’est littéraire mais j’ai pas aimé !).
Mais la vulgarisation mise en place dans les salles supérieures (Eurêka ! Et Technocité) m’ont plu, oui plu vous avez bien lu. D’abord parce que les plus tannants de mes chers tannants ont eu du plaisir et m’ont lâché pendant près d’une heure (au bout de laquelle ils sont revenus me réciter leur refrain préféré : « C’est plate, on s’ennuie, quand est-ce qu’on part ? » - ouf ils me manquaient presque !) ensuite parce que même moi j’ai pris du plaisir à découvrir toutes sortes de phénomènes scientifiques dit donc !
Je le conseillerai néanmoins seulement à partir du moment où les enfants savent lire, à moins que vous ne soyez d’humeur à leur lire tous les panneaux (ce qui est pas impossible mais autant vous prévenir).
À noter que ce jour là nous avons également vu Santa Claus vs Snowman (oui en anglais !) en 3D, ce qui a particulièrement plu à nos petits anges de Noël presque tous bilingues mais par le nez rouge du renne, quel film violent! La guéguerre entre les deux protagonistes nous a laissé un peu pantois. Dire que nous chantions Noël, ses saints et ses douceurs !
· Tarifs : 7.00$ pour les 4-12 ans, 9.00$ pour les 12-17 et 10$ pour les adultes pour un film ou l’accès à l’expo temporaire+les deux salles supérieures. Avec le film 3D ça va de 14 à 19$ par personne !
· Métro : Place d’armes ou autobus 55 direction sud
- L’Aquadôme - 1411, rue Lapierre - LaSalle - 514 367-6460
Ce centre aquatique est tout entier indiqué pour les familles. On y trouve outre un bassin de nage classique, un bassin ludique avec bain tourbillon, champignon fontaine et glissades pour poupons, petits bouts de moins d’un mètre vingt et la grande pour les plus vieux. Les vestiaires familiaux permettent de se changer tous ensembles.
La verrière permet de profiter de la lumière du jour naturelle et je vous promets que vous baigner dans une eau tempérée alors qu’il tombe de gros flocons dehors tient presque du jouissif!
Ce centre se trouve accolé au Cégep Laurendeau, au sein duquel vos enfants pourraient participer également à un camp de jour sportif.
· Métro : Angrignon, bus 113.
· Tarifs : 1$ pour les moins de 3 ans accompagnés d’un adulte, 2$ pour les 4-17 ans, 3$ pour les adultes jusqu’à 54 ans puis 2$ pour les aînés.
- La joujouthèque – 2005 Victor Doré n° 111 – 514 332-6552
Le même principe qu’avec une bibliothèque à ceci près que ce sont des jeux et jouets que vous emprunterez. Idéal notamment pour les expatriés ou les immigrants en attente de conteneurs, mais aussi pour toutes les familles qui n’ont pas les moyens ou ne voudraient pas dépenser des milles et des cents dans les jouets que le petit dernier demande et délaisse presque aussitôt obtenu.
Bon la ruse de cacher les joujous un temps et de les ressortir ensuite marche mais au moins là vous savez que vous trouverez sans doute quelque chose que votre enfant n’a pas déjà. Les plus grands pourront sans doute choisir mais mon petit bout de 15 mois le fait également très bien.
Il y en a sûrement une autre ailleurs (sous le nom de ludothèque)
- La maison buissonnière – 10125 rue Parthenais – 514 384-8181
Ce lieu est parfait pour les bébés et les enfants de moins de 4 ans qui ont besoin de socialisation. Les nouveaux arrivants sont un public naturel pour cette structure et j’y ai pourtant bien peu croisé d’immigrants. Sans doute parce que vous en ignoriez l’existence les amis ?!
La Maison Buissonnière existe depuis 1992 et propose aux parents d’enfants uniques, d’enfants qui ne sont pas en garderie, un lieu de rencontres, de jeux et d’échange.
Deux adresses à Montréal (10 125 Parthenais dans Ahuntsic, métro Sauvé puis bus 121 direction est et 5377A sur Parc) vous accueillent en semaine ou le samedi (vérifier les jours et heures d’ouverture des structures) vous et vos petits pour leur permettre de jouer en compagnie d’enfants de leur âge.
Une contribution est demandée, mais le montant est à votre discrétion.
É., 15 mois, adore s’y rendre et rencontrer M. 18 mois qui parle, bouge, joue avec lui, croque dans une pomme (je travaille avec É. sur le retard oral à l’alimentation et au langage – qui sont intimement liés) et fait toutes ces choses que seul un enfant peut montrer à un autre enfant.
· Métro : Sauvé bus 121 direction est ou 140 direction est pour celle de Ahuntsic
· Tarif : contribution volontaire
- Le lac aux castors
On s’y est tous ou presque rendus au lac aux castors. Fait que je ne vous en parlerai pas des heures mais sachez néanmoins qu’on peut y louer des patins double lame (7$ pour 2 h mais il y en a peu, 3$ pour un casque ou un support d’apprentissage pour 2h et un dépôt de 5 $) pour vos débutants préférés et qu’il est possible d’y faire des glissades en « tubes » (chambre à air), « crazy carpet » et autres soucoupes.
L’accès à la patinoire réfrigérée et celle du lac est gratuit, les tubes sont payants 4$ pour les 4-12 ans et 8$ pour les 13 ans et + et la glissade est ouverte de 10h à 17h en semaine (où vous aurez plus de fun puisque moins de monde !) et jusqu’à 20h le samedi, 18h le dimanche.
· Métro : Mont-Royal, bus 11 direction Ouest
- Le musée Pointe à Callières – 350 place Royale – 514 872-9150
Bien que je m’y sois rendue lors d’Halloween, et que donc la présentation du musée ait été plutôt courte et ponctuée de saynètes de Jack’o lantern version musée, le film en entrant sur la construction de Montréal m’a particulièrement plu.
Si vous aimez l’histoire, rendez-vous dans ce magnifique repaire de vieilles pierres !
Mais là encore, à voir selon le caractère de vos petits débrouillards, parce que c’est quand même vachement tentant de toucher aux pierres, et on n’a pas le droit !
· Métro : Place d’armes
· Tarifs : gratuit jusqu’à 6 ans, 6-12 ans 4.50$ et 12.004 pour les adultes.
- Le musée des maîtres et artisans – 615 avenue Ste Croix – 514 747-7367
Des activités familiales en fin de semaine feront découvrir à vos enfants les gestes et métiers de l’artisanat.
Les activités changent régulièrement, mais actuellement par exemple vous pourriez apprendre à faire un tapis, cet hiver également les enfants et leurs parents pouvaient apprendre à fabriquer une poupée puis sa maison, tresser un panier etc.
Également l’histoire de la bâtisse elle-même est incroyable. Déplacée pierre par pierre pour ne pas être détruite, réaménagée pour un changement de culte (anglican vers catholique), des vitraux magnifiques, des sculptures impressionnantes quand on a la chance de pouvoir en entendre le détail!
Encore une fois si vous êtes tannés des quilles (et du fort Angrignon!), vous pourrez y fêter l’anniversaire du petit dernier pour 10$ par enfant, 3$ par adulte, présence d’au moins un adulte de la famille obligatoire, où les enfants réaliseront des bricolages qu’ils ramèneront chez eux!
· Métro : Du collège
· Tarifs : 10$ pour une famille de 4 personnes, 2$ par personne supplémentaire
Bon allez je vous avoue que je vous ai pas mis le site parce que l’actuel est pas top (je dirai même plus on l’aime pas mais chuuut !) et qu’on bosse dessus pour l’améliorer, fait que je vous laisse le chercher tous seuls comme des grands !
- Des ballades en plus sans surplus de dépense :
La vitrine Ogilvy à Noël, la rue St Paul et St Jacques à Halloween (les commerçants ont des bonbons à donner et peu de clients pour en profiter !), l’ascenseur de verre de l’hôtel Mariott qui plonge dans la piscine du lobby, le hall du palais des congrès, le Chinatown, la savonnerie
Hors de l’île :
- Musée des enfants – 3805 boulevard Curé-Labelle, Laval – 450 681-4333
Situé à Laval, ce musée propose aux enfants de jouer à faire semblant (un musée « wannabe » comme dirait l’une des éducatrices qui y est allée avec moi) d’être un adulte qui magasine ou travaille à l’épicerie, être marin pêcheur, ambulancier, policier, vétérinaire, star de la chanson ou de la météo etc.
Situé sur deux niveaux, le rez-de-chaussée ravira les parents et les enfants puisqu’on y trouve une véritable ambulance (on peut en faire fonctionner les lumières et le klaxon mais pas les sirènes – et croyez-moi après une journée complète, vous rêverez déjà de débrancher l’avertisseur !) ainsi qu’une voiture de police de la MRC de Richelieu. Qui sait, irez-vous peut-être aussi en prison ?
On accède à la mezzanine soit par des escaliers soit par l’échelle logée au sein de la fusée. En haut se trouvent un chantier de construction et un camion de pompier notamment, ainsi que les salles privées que vous pouvez louer pour un anniversaire.
Même si nos 10-12 ans se sont bien amusés, prévoyez de vous y rendre surtout pour des 4-9 ans (et des bouchons d’oreille pour vous parents sympathiques !). N’hésitez pas non plus à favoriser une couleur ou un dossard si vous avez un petit groupe, parce que ça se confond facilement un enfant avec la centaine d’autres !
· Tarif : fait étrange mais logique pour une fois c’est les enfants qui paient plus chers !
10.55+tx à partir de 2 ans et 7.90$+tx pour les adultes avant 65 ans.
- La grange aux fées – 685 route 137 St Denis sur Richelieu – 450 787-3336
Partis dans un grand autobus jaune, qui vous tasse correctement la colonne si vous êtes installés au fond, nous nous dirigions vers ce qui semblait être une colonie de champ de maïs (c’était cet automne). C’est certes très beau la vallée du Richelieu, mais je vous assure que c’est aussi souvent digne des villages perdus de Stephen King. Enfin, en tout cas, c’est suffisamment perdu pour que notre chauffeuse, super sympathique mais pas très au courant des lieux où elle se rend, nous perde et que nous passions près de 2h30 dans l’autobus avec des gamins affamés et des grands ronchonnant (parait-il que c’est pas « hot » d’aller voir les fées !). Ceci pour l’anecdote.
La grange aux fées est en fait un lieu multifonction : une ferme pédagogique, un lieu d’activités créatrices et un espace de conte. Bon je vous l’avoue ce dernier, et surtout la cabane boutique des fées est étrangement quétaine (les trolls sont des fées!?!) pour nous mais les petits trippent au bout quand on leur raconte qu’il faut cueillir de la poudre de fée avant d’entrée et qu’ils touchent une boule de cristal.
Les figurines de fées à vendre sont très belles par contre et la mienne devrait trôner dans la chambre de ma fille, dixit ma boss qui me l’a offert.
Les grands-mères qui nous accueillent dans ce lieu féerique sont également très sympathiques ce qui ne fait qu’ajouter du charme à une journée dans ce lieu.
· Tarif : gratuit pour les 1 ans et moins, 5.00$ +tx jusqu’à 8 ans puis 8.00$+tx jusqu’à 12 ans, 10.00$+tx pour les 12 ans et plus y compris les adultes.
[1] Le titre est emprunté au guide Ulysse éponyme
20.3.07
Montréal pour les enfants
Nouvelle chronique que je reproduis, une fois n'est pas coutume ici, pour que ceux d'entre vous qui ne sont pas inscrits puisse la lire...
17.3.07
Les accents francophones ....
À écouter et à retenir car le projet débute à peine mais d'autres accents vont sans doute venir s'y ajouter.
Ce sont surtout des aînés qui parlent, donc leur accent est encore globalement marqué. Aujourd'hui à Montréal et Québec particulièrement, les différences d'accents ont commencé à se diluer et on ne reconnaît parfois même pas l'accent dans la pointe de français international de notre interlocuteur!
Ce sont surtout des aînés qui parlent, donc leur accent est encore globalement marqué. Aujourd'hui à Montréal et Québec particulièrement, les différences d'accents ont commencé à se diluer et on ne reconnaît parfois même pas l'accent dans la pointe de français international de notre interlocuteur!
Lancement de livre
Hier, la scrogn et moi-même sommes parties en goguette mondaine au lancement du livre de la mère indigne, par Septentrion dans le cadre de sa collection Hamac-Carnets, qui se consacre exclusivement au monde des bloggueurs. L'idée est géniale et cela permet de découvrir et faire découvrir des talents, des humeurs et des humours qui sont très intéressants souvent.
Fait que nous voilà donc rendues aux Brasseries RJ sur de la Roche. Une belle soirée, une rencontre très sympathique avec l'auteure (et pour scrogn avec une de ses lectrices ;) ), et des discussions intéressantes avec de charmants journalistes et amis de journalistes dont je ne peux hélas publier les commentaires, parce que je ne peux effacer leurs coordonnées (bon si tu t'es pas reconnu là, je sais pas ce qu'il te faudrait lol!).
Et fort à propos d'ailleurs, je reprends l'une de ses pensées pleine de bière et de bon sens que l'un de nos amis a déclamé "Montréal, c'est une ville qui me convient"... Oui, c'est MA ville définitivement!
Bon sur ce je m'en retourne à ma colle et mes photos :p
Fait que nous voilà donc rendues aux Brasseries RJ sur de la Roche. Une belle soirée, une rencontre très sympathique avec l'auteure (et pour scrogn avec une de ses lectrices ;) ), et des discussions intéressantes avec de charmants journalistes et amis de journalistes dont je ne peux hélas publier les commentaires, parce que je ne peux effacer leurs coordonnées (bon si tu t'es pas reconnu là, je sais pas ce qu'il te faudrait lol!).
Et fort à propos d'ailleurs, je reprends l'une de ses pensées pleine de bière et de bon sens que l'un de nos amis a déclamé "Montréal, c'est une ville qui me convient"... Oui, c'est MA ville définitivement!
Bon sur ce je m'en retourne à ma colle et mes photos :p
11.3.07
Comment occuper un mâle
JF et moi avons, telle une habitude non déterminée mais bien ancrée, cuisiné notre invention du dimanche.
Aujourd'hui, tarte aux fraises poivrées avec sauce aux pommes cannelle. Le four de notre coloc montre des signes de faiblesse, et chauffe bien moins qu'il ne le devrait. Nos tartes cuisent, mais il nous faut toujours ajouter 5 à 10 minutes de plus que recommandé par les recettes aux températures requises.
Fait que JF fait cuire la pâte... ça donne à peu près ça:
Il s'est bien concentré, notre tarte a cuit... On attend qu'elle refroidisse pendant les 3 prochaines heures maintenant! Miam...
Nouveau "sous" blog: v-ro-creations
Pour admirer mes oeuvres et délires créatifs. Premières photos: les chaussons et bonnets des jumelles Barry !
Je viendrai le combler au fur et à mesure que mes envies de bricolage prendront forme.
En projet: nouveaux chaussons au tricot pour un bébé d'automne, revamper la malle métallique de mon déménagement outremer, créer un tableau avec les oeuvres de Laurent Carpentier , fabrication d'un paravent, rénover les 2 grandes bibliothèques en mélamine blanc trouvées dans la rue aujourd'hui et la petite que nous avions déja dans le même genre...
Des mois d'ouvrage en perspective, plus des petites surprises dont je ne dirai rien pour le moment.
Aujourd'hui, tarte aux fraises poivrées avec sauce aux pommes cannelle. Le four de notre coloc montre des signes de faiblesse, et chauffe bien moins qu'il ne le devrait. Nos tartes cuisent, mais il nous faut toujours ajouter 5 à 10 minutes de plus que recommandé par les recettes aux températures requises.
Fait que JF fait cuire la pâte... ça donne à peu près ça:
Nouveau "sous" blog: v-ro-creations
Pour admirer mes oeuvres et délires créatifs. Premières photos: les chaussons et bonnets des jumelles Barry !
Je viendrai le combler au fur et à mesure que mes envies de bricolage prendront forme.
En projet: nouveaux chaussons au tricot pour un bébé d'automne, revamper la malle métallique de mon déménagement outremer, créer un tableau avec les oeuvres de Laurent Carpentier , fabrication d'un paravent, rénover les 2 grandes bibliothèques en mélamine blanc trouvées dans la rue aujourd'hui et la petite que nous avions déja dans le même genre...
Des mois d'ouvrage en perspective, plus des petites surprises dont je ne dirai rien pour le moment.
10.3.07
Oooh la belle bleue!
Ben non je parle pas des feux d'artifices du festival Montréal en lumière, je parle de ça:
Ça, c'est mes genoux aujourd'hui, après ma méga chute en patins d'hier. Vous, vous avez juste l'horreur de la couleur, moi j'ai la douleur qui va avec!
Surtout le gauche. Il grince bizarrement en ce moment... Croyez que je devrai aller consulter ou pas?
Dans la catégorie moins dégueu, j'ai fait la dernière fois des muffins, super bons:
Pour les gourmand(e)s, voici la recette de base, à vous d'y ajouter les bons ingrédients que vous voudrez:
2 tasses de farine tout usage (à modifier selon votre goût avec des farines de céréales diverses, de grains entiers etc.)
3 cuillères à thé de poudre à pâte (levure chimique revoir ici)
½ cuillère à thé de sel
1 ou 2 oeufs
1/2 à 1 tasse de lait (ou crême)
1/3 de tasse de gras (huile ou beurre ou margarine)
1 tasse de sucre (en poudre, glace, mélasse, cassonnade, miel, sirop d'érable etc.)
Mélangez les ingrédients secs ensembles, dans une autre terrine les ingrédients liquides que vous incorporerez. La "garniture" (brisures de chocolat, fruits, épices, confiture etc.) s'incorpore en tout dernier.
Vous obtiendrez une douzaine de muffins (en remplissant les moules à moitié à peu près).
Cuisson: 20-25 minutes à 400°F (205°C).
Pour l'équivalent des tasses en système métrique, c'est sur Marmiton.org que vous irez, la flemme de chercher ... Bon ok, je vous donne une astuce:
1 tasse = ±240 ml (que ce soit liquide ou sec) ou 8 onces (liquide)
1 cuillère à thé (à café)= 5 ml
1 cuillère à dessert (petite cuillère) = 10 ml
1 cuillère de table (à soupe) = 15 ml
1 once (oz) = 30 gr
1 pouce = 2.5 cm
1 pied = 30.48 cm
1 livre (lbs) = 0.45 kg
Bonne recette. Vais aller me soigner moi, bobo :(
1 gallon = 3.785 litres
Surtout le gauche. Il grince bizarrement en ce moment... Croyez que je devrai aller consulter ou pas?
Dans la catégorie moins dégueu, j'ai fait la dernière fois des muffins, super bons:
2 tasses de farine tout usage (à modifier selon votre goût avec des farines de céréales diverses, de grains entiers etc.)
3 cuillères à thé de poudre à pâte (levure chimique revoir ici)
½ cuillère à thé de sel
1 ou 2 oeufs
1/2 à 1 tasse de lait (ou crême)
1/3 de tasse de gras (huile ou beurre ou margarine)
1 tasse de sucre (en poudre, glace, mélasse, cassonnade, miel, sirop d'érable etc.)
Mélangez les ingrédients secs ensembles, dans une autre terrine les ingrédients liquides que vous incorporerez. La "garniture" (brisures de chocolat, fruits, épices, confiture etc.) s'incorpore en tout dernier.
Vous obtiendrez une douzaine de muffins (en remplissant les moules à moitié à peu près).
Cuisson: 20-25 minutes à 400°F (205°C).
Pour l'équivalent des tasses en système métrique, c'est sur Marmiton.org que vous irez, la flemme de chercher ... Bon ok, je vous donne une astuce:
1 tasse = ±240 ml (que ce soit liquide ou sec) ou 8 onces (liquide)
1 cuillère à thé (à café)= 5 ml
1 cuillère à dessert (petite cuillère) = 10 ml
1 cuillère de table (à soupe) = 15 ml
1 once (oz) = 30 gr
1 pouce = 2.5 cm
1 pied = 30.48 cm
1 livre (lbs) = 0.45 kg
Bonne recette. Vais aller me soigner moi, bobo :(
1 gallon = 3.785 litres
3.3.07
en vrac...
J'ai inauguré dans la semaine la catégorie Humeurs, je m'en vais donc la remplir un peu...
Alors que je tentais désespérement de respirer hier, achevée par une forte fièvre, un nez complètement bouché et une gorge en feu, petit chat, mieux connu sous le nom de Sanzô Sama, du haut de ses 6 mois et quelques, reste malgré tout un bébé.
Quelle douceur que de recevoir en son sein les câlins d'une petite boule de poils ronronnante, catinante et ... têtante. Ben oui, pas sevré comme il faut, il tête dans notre cou, sans avoir encore compris que le lait sort pas de là...
Après 5 minutes d'un manège où il tire, pince, pétrit avec ses pattes avant (heureusement dégriffées), il a finit par s'endormir, la tête dans mon cou, son petit corps au chaud sous la couverte collé contre ma poitrine.
Et là 2 idées me sont venues en tête:
1) heureusement que j'ai vaincu mon allergie! Sinon ma respiration n'aurait pas été aidée du tout!
2) c'est fou comme un petit être, aussi poilu soit-il, ça peut vous inspirer de la tendresse!
Dans un autre registre, tout aussi sucré, les filles de mon cours sont majoritairement originaires du Maghreb.
Or, les gourmandEs dans mon genre ont tendance à aimer les plats de cette région là.
Voila-t-il pas que Najat nous a préparé des "Melaoui" (pardon si c'est pas le vrai nom chez vous !), des espèces de crêpes avec de la semoule de blé très fine. Excellent. Elle a également ramené de la menthe fraîche et notre pause matinale s'est donc transformée en pique-nique improvisé (on a soudoyé notre prof en lui en offrant évidemment et nos 5 minutes se sont transformées en 15 minutes!) et en échange interculturel.
Ah y a pas à dire, la présence et la rencontre de plusieurs cultures, c'est vraiment l'une des richesses du Québec! Ou de mon palais gourmand lol
Ainsi donc personnes au petit esprit étroit qui ne voyez dans les immigrants que des voleurs de jobs ou des troubles-fêtes, je vous invite à rencontrer ces personnes. Non vous ne serez pas d'accord avec tout ce qu'elles diront ou feront, pas plus d'ailleurs que vous n'êtes en accord avec tout ce que dit ou fait votre voisin Paul Tremblay-Coutu. Mais vous aurez au moins un aperçu réel de ce qu'elles sont, de ce que nous sommes (oui je suis aussi une immigrante): des êtres humains comme vous! Pas juste des articles sensationnalistes dans les journaux nationaux!
Alors que je tentais désespérement de respirer hier, achevée par une forte fièvre, un nez complètement bouché et une gorge en feu, petit chat, mieux connu sous le nom de Sanzô Sama, du haut de ses 6 mois et quelques, reste malgré tout un bébé.
Quelle douceur que de recevoir en son sein les câlins d'une petite boule de poils ronronnante, catinante et ... têtante. Ben oui, pas sevré comme il faut, il tête dans notre cou, sans avoir encore compris que le lait sort pas de là...
Après 5 minutes d'un manège où il tire, pince, pétrit avec ses pattes avant (heureusement dégriffées), il a finit par s'endormir, la tête dans mon cou, son petit corps au chaud sous la couverte collé contre ma poitrine.
Et là 2 idées me sont venues en tête:
1) heureusement que j'ai vaincu mon allergie! Sinon ma respiration n'aurait pas été aidée du tout!
2) c'est fou comme un petit être, aussi poilu soit-il, ça peut vous inspirer de la tendresse!
Dans un autre registre, tout aussi sucré, les filles de mon cours sont majoritairement originaires du Maghreb.
Or, les gourmandEs dans mon genre ont tendance à aimer les plats de cette région là.
Voila-t-il pas que Najat nous a préparé des "Melaoui" (pardon si c'est pas le vrai nom chez vous !), des espèces de crêpes avec de la semoule de blé très fine. Excellent. Elle a également ramené de la menthe fraîche et notre pause matinale s'est donc transformée en pique-nique improvisé (on a soudoyé notre prof en lui en offrant évidemment et nos 5 minutes se sont transformées en 15 minutes!) et en échange interculturel.
Ah y a pas à dire, la présence et la rencontre de plusieurs cultures, c'est vraiment l'une des richesses du Québec! Ou de mon palais gourmand lol
Ainsi donc personnes au petit esprit étroit qui ne voyez dans les immigrants que des voleurs de jobs ou des troubles-fêtes, je vous invite à rencontrer ces personnes. Non vous ne serez pas d'accord avec tout ce qu'elles diront ou feront, pas plus d'ailleurs que vous n'êtes en accord avec tout ce que dit ou fait votre voisin Paul Tremblay-Coutu. Mais vous aurez au moins un aperçu réel de ce qu'elles sont, de ce que nous sommes (oui je suis aussi une immigrante): des êtres humains comme vous! Pas juste des articles sensationnalistes dans les journaux nationaux!
1.3.07
La ligne 121...
Non je ne parle pas d'une quelconque ligne de code de mon blog, mais bien du bus de la STM...
Alors que je me rendais avec É. (14 mois en poussette donc) à la Maison Buissonnière le matin du 28 février, je monte dans le fameux autobus de la ligne 121.
Après un sourire en porte de prison de la part de la chauffeuse (qui est toujours comme ça, puisque toutes les fois où je prends ce bus-là, elle fait la même tronche et daigne à peine regarder la carte que vous présentez et répondre au bonjour enjoué et souriant que je sers toujours aux charmants chauffeurs de la STM - enfin la plupart charmant en dehors d'elle- ), je me retrouve pognée au début de l'autobus avec la poussette.
Évidemment, je savais qu'en prenant l'autobus à cette heure-là, il serait plein, mais je n'avais pas le choix que de le prendre maintenant. Croyez-le ou non, mais parfois on a aussi des impératifs avec les enfants!
Bref, je tente tant bien que mal de me caler dans un coin sans écraser les pieds de la gentille dame asiatique et laisser un espace de passage pour les personnes derrière moi qui se sont agglutinées malgré tout.
Arrêt suivant, les gens descendent, j'avance d'un pas de fourmi, toujours dans un souci de partage de l'espace.
Prochain arrêt. Là, ben ça passe plus. La chauffeuse, très agréable, grogne un "si vous restez pogner en avant, on reste là" en me jetant un regard noir de haine. Bien, je vais tenter d'avancer plus loin me dis-je dans un sursaut d'accomodement. Bien mal m'en a pris. Je tente de ne pas trop accrocher les gens, qui ne font pourtant guère d'effort pour la plupart, pour se tasser un peu. Finalement, j'accroche une vieille belle (le spécimen féminin du vieux beau) et m'excuse et voila la vieille chouette qui me sort un "ben oui mais c'est l'heure de pointe quand même, c'est pas possible"... Et? Parce que c'est l'heure de pointe, je suis interdite de transports PUBLICS en commun que j'ai AUSSI payé? Parce que c'est l'heure de pointe à NEUF HEURES DU MATIN (on s'entend que l'heure de pointe je me la tape moi, et elle est plutôt entre 7h30 et 8h30!), je n'aurai pas moi aussi le besoin de prendre ce foutu autobus? Pensait-elle que ça me faisait un plaisir érotiquement jouissif de me trouver dans cet autobus à cette heure-là?
A-t-elle pensé que j'étais peut-être une maman qui portait son enfant à la garderie avant d'aller bosser et qui a négocié une entrée vers 10h pour éviter le gros de l'heure de pointe?
NON! Madame voulait jsute se défouler sur moi.
Alors à toutes les vieilles chouettes défraîchies du genre, mordez-vous donc la langue 7 fois avant de parler la prochaine fois.
Quant à madame l'antipathique chauffeuse, je sais pas quel est votre problème avec les poussettes, mais en discutant avec le papa de É. qui utilise le même transport que moi, il semble bien que vous jubiliez à cracher votre venin sur vous. Il y a fort à parier que la prochaine fois que j'aurais affaire à vous et que vous serez désagréable, une plainte fleurira sur le bureau de vos supérieurs. Je vous demande pas de me faire un câlin quand j'arrive, mais d'être courtoise comme nous devons l'être avec vous et de nous respecter, avec poussette ou sans, comme on tente de le faire. Sinon, allez donc pointer au chômage, y a des gens formidables, compétents et agréables qui adoreront prendre votre place!
Alors que je me rendais avec É. (14 mois en poussette donc) à la Maison Buissonnière le matin du 28 février, je monte dans le fameux autobus de la ligne 121.
Après un sourire en porte de prison de la part de la chauffeuse (qui est toujours comme ça, puisque toutes les fois où je prends ce bus-là, elle fait la même tronche et daigne à peine regarder la carte que vous présentez et répondre au bonjour enjoué et souriant que je sers toujours aux charmants chauffeurs de la STM - enfin la plupart charmant en dehors d'elle- ), je me retrouve pognée au début de l'autobus avec la poussette.
Évidemment, je savais qu'en prenant l'autobus à cette heure-là, il serait plein, mais je n'avais pas le choix que de le prendre maintenant. Croyez-le ou non, mais parfois on a aussi des impératifs avec les enfants!
Bref, je tente tant bien que mal de me caler dans un coin sans écraser les pieds de la gentille dame asiatique et laisser un espace de passage pour les personnes derrière moi qui se sont agglutinées malgré tout.
Arrêt suivant, les gens descendent, j'avance d'un pas de fourmi, toujours dans un souci de partage de l'espace.
Prochain arrêt. Là, ben ça passe plus. La chauffeuse, très agréable, grogne un "si vous restez pogner en avant, on reste là" en me jetant un regard noir de haine. Bien, je vais tenter d'avancer plus loin me dis-je dans un sursaut d'accomodement. Bien mal m'en a pris. Je tente de ne pas trop accrocher les gens, qui ne font pourtant guère d'effort pour la plupart, pour se tasser un peu. Finalement, j'accroche une vieille belle (le spécimen féminin du vieux beau) et m'excuse et voila la vieille chouette qui me sort un "ben oui mais c'est l'heure de pointe quand même, c'est pas possible"... Et? Parce que c'est l'heure de pointe, je suis interdite de transports PUBLICS en commun que j'ai AUSSI payé? Parce que c'est l'heure de pointe à NEUF HEURES DU MATIN (on s'entend que l'heure de pointe je me la tape moi, et elle est plutôt entre 7h30 et 8h30!), je n'aurai pas moi aussi le besoin de prendre ce foutu autobus? Pensait-elle que ça me faisait un plaisir érotiquement jouissif de me trouver dans cet autobus à cette heure-là?
A-t-elle pensé que j'étais peut-être une maman qui portait son enfant à la garderie avant d'aller bosser et qui a négocié une entrée vers 10h pour éviter le gros de l'heure de pointe?
NON! Madame voulait jsute se défouler sur moi.
Alors à toutes les vieilles chouettes défraîchies du genre, mordez-vous donc la langue 7 fois avant de parler la prochaine fois.
Quant à madame l'antipathique chauffeuse, je sais pas quel est votre problème avec les poussettes, mais en discutant avec le papa de É. qui utilise le même transport que moi, il semble bien que vous jubiliez à cracher votre venin sur vous. Il y a fort à parier que la prochaine fois que j'aurais affaire à vous et que vous serez désagréable, une plainte fleurira sur le bureau de vos supérieurs. Je vous demande pas de me faire un câlin quand j'arrive, mais d'être courtoise comme nous devons l'être avec vous et de nous respecter, avec poussette ou sans, comme on tente de le faire. Sinon, allez donc pointer au chômage, y a des gens formidables, compétents et agréables qui adoreront prendre votre place!
15.2.07
"St Valentine's Blizzard"
C'est ainsi qu'était annoncée sur ABC la tempête qui a touché le Québec hier en journée. Météomédia avait lancé l'alerte mardi, en rouge sur le petit widget de mon blog d'ailleurs!
Environ 20 cm de neige sur Montréal, pas loin d'une trentaine dans les Laurentides et à Québec et apparemment proche du quarantaine en Estrie!
En tout cas, je sais pas si Cupidon a pu lancé quelques flèches hier, mais clairement ce matin avec le vent et la poudrerie, je ne pense pas.
Avantage: plusieurs écoles ont été fermées après que des élèves se soient retrouvés hier bloqués jusque tard dans la nuit loin de chez eux. La maman de E., qui travaille dans une école, m'a donc appelé ce matin 6h30 pour me prévenir de ne pas venir travailler. Journée off! Chouette.
Inconvénient: la poudrerie! Imaginez que toute cette belle neige fraîche ne soit pas tassée ni gelée, donc légère et facilement dispersable par le vent qui souffle à 50-60km/h aujourd'hui et vous aurez un aperçu des conditions actuelles, malgré un grand et beau ciel bleu.
Quelques photos pour illustrer le tout?
Surprise ce matin au réveil: mon vélo a l'air étrange!
Euh c'est moi où il fait plus sombre aujourd'hui. Ah ben oui, vu la neige accumulée sur le rebord de ma fenêtre, c'est pas moi!
Quand je vous disais que conduire, c'était suicidaire! Va rire lui à déneiger son char!
Environ 20 cm de neige sur Montréal, pas loin d'une trentaine dans les Laurentides et à Québec et apparemment proche du quarantaine en Estrie!
En tout cas, je sais pas si Cupidon a pu lancé quelques flèches hier, mais clairement ce matin avec le vent et la poudrerie, je ne pense pas.
Avantage: plusieurs écoles ont été fermées après que des élèves se soient retrouvés hier bloqués jusque tard dans la nuit loin de chez eux. La maman de E., qui travaille dans une école, m'a donc appelé ce matin 6h30 pour me prévenir de ne pas venir travailler. Journée off! Chouette.
Inconvénient: la poudrerie! Imaginez que toute cette belle neige fraîche ne soit pas tassée ni gelée, donc légère et facilement dispersable par le vent qui souffle à 50-60km/h aujourd'hui et vous aurez un aperçu des conditions actuelles, malgré un grand et beau ciel bleu.
Quelques photos pour illustrer le tout?
11.2.07
Tout est une question de dosage!
Une fois n'est pas coutume, nous allons parler aujourd'hui cuisine.
Je vous vois me regarder avec de grands yeux en vous demandant quel rapport avec le schmilblick de l'immigrant (ou la choucroute, le couscous ou la poutine c'est selon).
Hier, JF et moi, cédant aux pulsions des matchs de hockey de CBC, avons décidé de nous faire une pizza maison. Or, comme dans bien des domaines dans un couple, il s'agit d'accorder les envies de M. "Pizza Hawaïenne" avec les miennes Mme "Pizza-pâte-fine-sinon-pas-vraie-pizza-et-sauce-tomate-sinon-pas-pizza-et-pas-hawaïenne-dégueu!".
Bref, vous l'aurez compris, je suis aussi une chieuse pour la garniture de ma pizza! Mais non vous aurez surtout compris que la pizza, c'est comme toute vie de couple (mixte culturellement ou non), ça demande des accomodements.
Je vous vois me regarder avec de grands yeux en vous demandant quel rapport avec le schmilblick de l'immigrant (ou la choucroute, le couscous ou la poutine c'est selon).
Hier, JF et moi, cédant aux pulsions des matchs de hockey de CBC, avons décidé de nous faire une pizza maison. Or, comme dans bien des domaines dans un couple, il s'agit d'accorder les envies de M. "Pizza Hawaïenne" avec les miennes Mme "Pizza-pâte-fine-sinon-pas-vraie-pizza-et-sauce-tomate-sinon-pas-pizza-et-pas-hawaïenne-dégueu!".
Bref, vous l'aurez compris, je suis aussi une chieuse pour la garniture de ma pizza! Mais non vous aurez surtout compris que la pizza, c'est comme toute vie de couple (mixte culturellement ou non), ça demande des accomodements.
Ouais mais, encore faut-il parler la même langue que son interlocuteur, pour arriver à trouver un terrain d'entente c'est bien mieux non? Faque, je veux vous y voir vous à tenter de comprendre ce que votre partenaire de débat vous déblatère quand il vous lance des "crème sûre", "échalotte" et "jalapenos" dans la face....
Or, voici donc, emprunter au site Recettes du Québec, une liste des termes et des substitutions d'ingrédients, qui nous permettra au moins de causer de la même chose!
Je ne mets ici que les termes que j'utilise moi-même et que mon chum a déja employé. Je vous laisse faire la lecture du reste par vous-mêmes si vous êtes curieux.
| Sucre granulé ou à fruits | Sucre en poudre ou semoule |
| Sucre à glacer, sucre en poudre | Sucre glace |
| Ciboule ou ciboulette | Petits oignons verts frais (ou ce que j'appelle des échalottes!) |
| Échalote | Échalote |
| Levure de boulanger | Levure fraîche |
| Levure sèche | Levure lyophilisée |
| Poudre à pâte | Levure chimique (type Alsa) |
| Soda à pâte | Bicarbonate de soude |
| Farine tout usage | Farine blanche toute simple |
| Farine à pâtisserie | Farine type 45 |
| Crème sure | Crème aigre |
| Crème 15% | Crème fleurette ou liquide |
| Crème à fouetter, crème 35% | Crème fraîche |
| 2 cuil. de sucre + 1 cuil. à thé de vanille | 1 sachet de sucre vanillé |
| Papier parchemin | Papier sulfurisé ou de cuisson |
| Beans ou bines | Haricots |
| Popsicles | Sucettes |
| Fécule de maïs | Fécule de mais ou Maïzena |
| Mélasse | Sirop noir épais résidu du raffinage de sucre de canne |
| Sous-marins | Pains garnis |
| Presto | Cocotte minute |
| Tire sur la neige | Sucettes au sirop d'érable caramélisé refroidies rapidement sur la neige |
| Croûtes à tarte | Abaisses de pâtes à tartes précuites |
| Motton | Grumeau |
| Soya | Soja |
| Lait évaporé Carnation | Lait concentré non sucré (type Gloria) |
| Lait Eagle Brand | Lait concentré sucré |
| Jell-o | Gelée |
| Canne | Boîte de conserve |
| Canner | Faire des conserves |
| Moule à manquer | Moule à gâteau rond et haut |
Je vous l'avais dit que c'était pas simple!
En tout cas, non que nous soyons des exemples de perfections en matière d'accomodements et de relation interculturelle, quoique hihi, nous avons fini par nous rendre à l'évidence qu'une fois sorti des ananas et du jambon de l'Hawaïenne, et vider le frigo (réfrigérateur en "jfien"), on a pas mal d'ingrédients en commun à mettre.
Un peu de fromage de chèvre frais au 2 poivres acheté 2.49$ chez Segal, de la mozza en tranche, des tomates séchées au soleil, de la sauce à pizza toute prête, du bacon, du p'tit québec cheddar, des champignons "p'tits gris" de Paris, du piment doux (poivrons en "véroquois") vert et quelques minutes d'un match Senateurs d'Ottawa/Canadiens de Montréal (sur lequel nous jouiions notre avenir: l'équipe qui gagnerait serait la ville dans laquelle nous nous installerions, suite à une discussion avec une tierce personne quant à mon avenir professionnel qui pourrait bien me mener dans la capitale canadienne) en faveur des Sens.
Une boréale dorée plus tard et voici le résultat:
Franchement plus beau en tout cas que ma météorite céréalière de ce matin:
(ce sont supposément des barres de céréales aux flocons d'avoine, raisin-cannelle et miel, mais elles ont trop cuits! ouin!).
10.2.07
Leçon de promotion par Jarkaël
Jarkaël, un autre des tarés du FIC, nous a joliment produit aujourd'hui un message promotionnel et sincère (ce qui ne va pas toujours de soi, en tant que communicante croyez-moi).
On nous pose souvent à nous autres tarés du FIC la question de "qu'est-ce que LE "forum" ?". En voici une bien belle définition:
On nous pose souvent à nous autres tarés du FIC la question de "qu'est-ce que LE "forum" ?". En voici une bien belle définition:
Salut à tous, un petit essai aujourd'hui sur ce que nous avons tous en comment:Tellement vrai! Tellement ça!
le forum immigrer.com.
Le forum est un aspect de votre vie numérique.
Comme moi, vous devez probablement expliquer de temps à autre, au public de
vos connaissances non connectées, ce qu’est ce « forum » que vous fréquentez
un peu pour certains, beaucoup pour d’autres et à la folie pour les plus atteints
d’entre nous.
Drogue ? réseau social ? psychanalyse de groupe ? simple passe-temps ?
plateforme de soutien et d’entraide ? Qu’en est-il ?
Et bien pour moi, le forum c’est un peu tout cela réuni. Ce qui complique là tâche
quand il est question d’expliquer tout ceci au néophyte.
Il m’arrive de dire que le forum est une sorte de société secrète d’initiés partageant
des informations ultra-confidentielles sur la température la nuit au Québec vers le
15 janvier, ou sur où trouver du fromage des Pyrénnées à Trois-Rivière ou encore
sur la définition d’un 2 ½ en haut de triplex avec entrée laveuse.
Il m’arrive aussi d’être plus sérieux (mais rarement), et d’expliquer, par le menu
et en détails, la raison d’être du forum ainsi que nos tribales us et coutumes, mais,
autre difficulté dans l’exercice explicatif, le forum est un objet changeant, fidèle au
parcours de l’immigrant, il passe par toutes les émotions : la timidité des
questionnements d’un éventuel possible potentiel immigrant, la motivation de
l’aventureux plus affirmé, le courage du candidat avoué en début du parcours
administratif, l’impatience puis l’anxiété de l’attentiste, et souvent, le bonheur postal
de couleur brune, d’autres fois, malheureusement, la déception bien plus terne…
Loin de « second life », une fois notre seconde vie nord-américaine débutée, le forum,
dont on pensait avoir fait le tour, d’outil d’immigration, déroule de nouvelles
perspectives et devient outil d’intégration.
Avec le temps, les réponses deviennent plus fréquentes que les questions, les pseudos
font place à des prénoms, à des amis avec qui on a partagé la même expérience
anxiogène de l’attentiste, et le bonheur du projet de vie réalisé.
Notre forum est décidément bien difficile à définir… et j’ai bien peur de n’avoir
aucune solution élégante à vous proposer si ce n’est un peu poétique
www.forum.immigrer.com.
C’est sans doute le mieux ! Aller voir, découvrir, lire ou écrire, aimer ou détester.
3.2.07
Vol au-dessus de Montréal
Dimanche 28 janvier dernier, JF et moi avons pris notre envol pour fêter en grande pompe mes 25 ans et nos 2 ans ensembles.
Nous nous sommes offert un vol en avion au-dessus de la Montérégie et de Montréal.
Quelques prises de vues pour vous:
JF avant embarquement.
Mathieu, notre pilote, qui s'assure que notre avion ne manque de rien.
Houston ? On a un problème !
Houston, notre problème n'est toujours pas réglé!
La rivière Richelieu, partiellement gelée.

Le Mont St Hillaire et sa carrière
On aperçoit en dessous de l'aile, dans le creux du mont, le lac Hertel, qui est fortement relié au souvenir du père de JF.
Otterburn Park et la rue du Père Racine, avec la maison de la soeur de JF.
Finalement, quand les nuages ont fini d'embrumer Montréal, on est allé "zieuter" dans le coin.
Le Stade Olympique.
Ça vous fait pas penser à Sim City ça?
L'université de Montréal, et sa tour, plus célèbre auprès des étudiants sous le nom de "Phallus". Un grand jeu dans les initiations annuelles que de tenter d'y faire monter les premières années !
L'oratoire St Joseph, aussi imposant vu du ciel que depuis son pied!
Le frère André le voit-il de même de là où il est vous croyez?

Le centre des affaires de Montréal.


Le Saint Laurent au loin.
Le port gelé et les porte-containers pris dans les glaces.
L'ile Jean Drapeau.
On est revenus vivants!
Nous nous sommes offert un vol en avion au-dessus de la Montérégie et de Montréal.
Quelques prises de vues pour vous:
Finalement, quand les nuages ont fini d'embrumer Montréal, on est allé "zieuter" dans le coin.
Le frère André le voit-il de même de là où il est vous croyez?
Le Saint Laurent au loin.
Enfin, si vous n'êtes pas tannés encore, voici une belle vidéo pour vous !
31.1.07
Avoir 25 ans...
Avoir 25 ans dans une vie, c'est déja en soi une étape importante.
Avoir 25 ans à Montréal, Québec, Canada, quand on en a rêvé aussi longtemps, c'est particulièrement marquant.
J'ignore ce que m'apporteront mes 25 prochaines années, mais je sais que cet anniversaire là, je m'en souviendrai!
Ma chronique du FIC de ce mois-ci.
Avoir 25 ans à Montréal, Québec, Canada, quand on en a rêvé aussi longtemps, c'est particulièrement marquant.
J'ignore ce que m'apporteront mes 25 prochaines années, mais je sais que cet anniversaire là, je m'en souviendrai!
Ma chronique du FIC de ce mois-ci.
20.1.07
3 mois et plus...
À l'heure du premier bilan trimestriel traditionnel des immigrants néo-québécois, je suis bien en peine de tirer une conclusion sur ma situation actuelle versus ma situation précédente.
Je sais que je devrais me réjouir de tous les bienfaits que ma nouvelle situation m'apporte, mais comment le faire quand j'ai la simple impression de ne pas seulement avoir changé de situation mais également de vie.
Quand certains partent recommencer une nouvelle vie au Québec, moi je débute la mienne.
Premiers boulots à temps plein, et première petite entreprise aussi puisque je suis officiellement et fiscalement une travaille autonome, une freelance comme nous aurions dit en France.
Première gestion des comptes du couple aussi, où, même si on ne compte pas les sous trop non plus, on ne peut être aussi généreux que d'autres.
Bizarrement, j'ai appris beaucoup de choses en immigrant, mais pas tant sur les différences culturelles qui auraient dû m'interloquer et que sans doute mes lecteurs assidus de chroniques auraient aimé connaître, mais bien plus sur moi en tant qu'individu professionel. Oui professionnel.
D,abord parce que rebâtir un CV à la sauce nord-américaine demande une introspection plus approfondie tellement que vous avez l'impression de ne jamais pouvoir le remplir.
Ensuite parce que ici le réseautage, les liens qui vont vous ouvrir des portes professionnelles, c'est une chose de tous les jours. Vous vous vendez chaque fois que vous discutez avec quelqu'un, parce que ce quelqu'un c'est aussi un potentiel client ou employeur mais c'est surtout un réseau qui peut vous être utile.
Côté retour au pays, je suis un peu perplexe. Oh pas du Québec qui reste un pays que j'aime. Mais de mon retour. J'ai comme l'impression d'être de retour... sans décalage, sans exotisme, sans surprise aussi. J'ai eu un choc infiniment plus grand en revenant en France après un an au Québec que en revenant au Québec après un an en France. En fait, la seule chose qui m'est réellement choquée, c'est l'absence quasi totale de neige jusqu'à ce lundi où elle a commencé à tomber et n'a pas arrêté pour le moment.
Mais côté roulement des administrations, marché du travail, alimentation, expressions, relations humaines, rien. Le néant. L'absence totale d'ailleurs de sujet intéressant pour mes chroniques à ce sujet.
Laurence Nadeau me disait que mon point de vue était intéressant parce que justement je revenais au Québec après une année de décantation. Que je ne venais pas avec un oeil neuf mais avec la critique d'une personne qui a eu un recul d'une année. Certes, mais à quoi peut bien servir ce recul pour mes chroniques quand je le ressens plus comme un handicap que comme un adjuvant?
Ah les mystiques de l'inspiration direz-vous!
Oui je sais, je fais très états d'âmes de bistrot mais retrouvez donc de la Boréale auprès de vous après une presque année de disette et nous en reparlerons ensuite!
Non décidément, ce bilan trimestriel est mitigé. Ma vie est belle. La chance n'arrête pas de me sourire et j'en suis fort aise. Prenez ce phénomène étrange qui sévit autour de moi depuis quelques mois: la facilité déconcertante avec laquelle je peux charmer les gens et avoir des rabais ou des cadeaux. Un peu de bagoût, beaucoup d'intérêt (rarement feint en plus!) et mes meilleurs sourires (le plus souvent sincère) et me voila couverte d'attentions appréciables mais inattendues.
Cela avait commencé déja à quelques jours du départ quand tour à tour les potiers de ma ville m'avait qui fait un rabais qui un cadeau (une cigale diffuseur de parfum à la lavande, pour que je n'ai pas le mal du pays!).
Cela a continué avec de la laine gratuite, des minouches (gâteries) pour le chat, des brochettes d'ananas chez le dépanneur thaï, hier une pinte de cidre! JF n'en revient pas mais à chaque fois, je ne demande rien et cela me tombe du ciel! Mon étoile est bien active et je la remercie infiniment!
En fait, je pense que je sousestime ma situation. Sans doute que j'aurai bien plus à en dire que je ne le crois mais comment en être sûre ? En me jetant à l'eau, probablement. Mais pour faire quoi? Lister les bienfaits et les bonheurs de ma vie actuelle versus celle que j'avais en France. La liste serait longue mais inutile, je le redis ma vie ici est nouvelle, pas par le pays, mais par l'épisode de vie qu'elle représente. Lister les malheurs et les manques de cette vie-ci ne serait pas plus éloquente d'ailleurs.
Non en fait, mon bilan n'est pas mitigé, il est serein, il est quotidien, il est normal. Ni hauts ni bas particuliers inhérents à ma situation d'immigrante. Juste un lot quotidien d'angoisse pour une jeune travailleuse autonome fraîchement diplômée et sortie des bancs de l'université. Rien que de très banal sans doute!
En tout cas, ce bilan des trois mois salue néanmoins le dynamisme de mon réseau avec l'arrivée mercredi de cette chère Valentine (Trip autour du Québec et Trio européen), la présence encore active de Adrien et de Valérie et l'ajout en cours de route de Benjamin L. et de Olive (tous ACLiens, frères de galère, de beuveries, de "accollades" et de bancs universitaires)... Bonne année les néo et les anciens, à quand la petite binouse niçoise?
Je sais que je devrais me réjouir de tous les bienfaits que ma nouvelle situation m'apporte, mais comment le faire quand j'ai la simple impression de ne pas seulement avoir changé de situation mais également de vie.
Quand certains partent recommencer une nouvelle vie au Québec, moi je débute la mienne.
Premiers boulots à temps plein, et première petite entreprise aussi puisque je suis officiellement et fiscalement une travaille autonome, une freelance comme nous aurions dit en France.
Première gestion des comptes du couple aussi, où, même si on ne compte pas les sous trop non plus, on ne peut être aussi généreux que d'autres.
Bizarrement, j'ai appris beaucoup de choses en immigrant, mais pas tant sur les différences culturelles qui auraient dû m'interloquer et que sans doute mes lecteurs assidus de chroniques auraient aimé connaître, mais bien plus sur moi en tant qu'individu professionel. Oui professionnel.
D,abord parce que rebâtir un CV à la sauce nord-américaine demande une introspection plus approfondie tellement que vous avez l'impression de ne jamais pouvoir le remplir.
Ensuite parce que ici le réseautage, les liens qui vont vous ouvrir des portes professionnelles, c'est une chose de tous les jours. Vous vous vendez chaque fois que vous discutez avec quelqu'un, parce que ce quelqu'un c'est aussi un potentiel client ou employeur mais c'est surtout un réseau qui peut vous être utile.
Côté retour au pays, je suis un peu perplexe. Oh pas du Québec qui reste un pays que j'aime. Mais de mon retour. J'ai comme l'impression d'être de retour... sans décalage, sans exotisme, sans surprise aussi. J'ai eu un choc infiniment plus grand en revenant en France après un an au Québec que en revenant au Québec après un an en France. En fait, la seule chose qui m'est réellement choquée, c'est l'absence quasi totale de neige jusqu'à ce lundi où elle a commencé à tomber et n'a pas arrêté pour le moment.
Mais côté roulement des administrations, marché du travail, alimentation, expressions, relations humaines, rien. Le néant. L'absence totale d'ailleurs de sujet intéressant pour mes chroniques à ce sujet.
Laurence Nadeau me disait que mon point de vue était intéressant parce que justement je revenais au Québec après une année de décantation. Que je ne venais pas avec un oeil neuf mais avec la critique d'une personne qui a eu un recul d'une année. Certes, mais à quoi peut bien servir ce recul pour mes chroniques quand je le ressens plus comme un handicap que comme un adjuvant?
Ah les mystiques de l'inspiration direz-vous!
Oui je sais, je fais très états d'âmes de bistrot mais retrouvez donc de la Boréale auprès de vous après une presque année de disette et nous en reparlerons ensuite!
Non décidément, ce bilan trimestriel est mitigé. Ma vie est belle. La chance n'arrête pas de me sourire et j'en suis fort aise. Prenez ce phénomène étrange qui sévit autour de moi depuis quelques mois: la facilité déconcertante avec laquelle je peux charmer les gens et avoir des rabais ou des cadeaux. Un peu de bagoût, beaucoup d'intérêt (rarement feint en plus!) et mes meilleurs sourires (le plus souvent sincère) et me voila couverte d'attentions appréciables mais inattendues.
Cela avait commencé déja à quelques jours du départ quand tour à tour les potiers de ma ville m'avait qui fait un rabais qui un cadeau (une cigale diffuseur de parfum à la lavande, pour que je n'ai pas le mal du pays!).
Cela a continué avec de la laine gratuite, des minouches (gâteries) pour le chat, des brochettes d'ananas chez le dépanneur thaï, hier une pinte de cidre! JF n'en revient pas mais à chaque fois, je ne demande rien et cela me tombe du ciel! Mon étoile est bien active et je la remercie infiniment!
En fait, je pense que je sousestime ma situation. Sans doute que j'aurai bien plus à en dire que je ne le crois mais comment en être sûre ? En me jetant à l'eau, probablement. Mais pour faire quoi? Lister les bienfaits et les bonheurs de ma vie actuelle versus celle que j'avais en France. La liste serait longue mais inutile, je le redis ma vie ici est nouvelle, pas par le pays, mais par l'épisode de vie qu'elle représente. Lister les malheurs et les manques de cette vie-ci ne serait pas plus éloquente d'ailleurs.
Non en fait, mon bilan n'est pas mitigé, il est serein, il est quotidien, il est normal. Ni hauts ni bas particuliers inhérents à ma situation d'immigrante. Juste un lot quotidien d'angoisse pour une jeune travailleuse autonome fraîchement diplômée et sortie des bancs de l'université. Rien que de très banal sans doute!
En tout cas, ce bilan des trois mois salue néanmoins le dynamisme de mon réseau avec l'arrivée mercredi de cette chère Valentine (Trip autour du Québec et Trio européen), la présence encore active de Adrien et de Valérie et l'ajout en cours de route de Benjamin L. et de Olive (tous ACLiens, frères de galère, de beuveries, de "accollades" et de bancs universitaires)... Bonne année les néo et les anciens, à quand la petite binouse niçoise?
10.1.07
La langue québécoise, cours 101 et 102
Tout d'abord chers amis lecteurs, bonne année 2007, qu'elle vous apporte joie, bonheur, amour, argent, travail, enfants, bref tout ce que vous souhaitez et plus encore.
En cliquant également sur le titre de ce message, vous aurez la possibilité de lire et de relire mes précédentes chroniques et n'oubliez pas que vous avez toujours la possibilité de me faire part de vos commentaires en cherchant dans la liste des mots-clés le terme "chroniques" !
Bonne lecture à tous!
Je vous fais part ici de ma nouvelle chronique, qui porte sur la parlure québécoise.
Vous la trouverez en cliquant sur le lien suivant: http://www.immigrer.com/chroniques/Parlure-quebecoise-_-le-lexique-et-la-grammaire.html
Elle fait suite à la première publiée ici: http://www.immigrer.com/chroniques/La_parlure_quebecoise_la_prononciation.html
Vous la trouverez en cliquant sur le lien suivant: http://www.immigrer.com/chroniques/Parlure-quebecoise-_-le-lexique-et-la-grammaire.html
Elle fait suite à la première publiée ici: http://www.immigrer.com/chroniques/La_parlure_quebecoise_la_prononciation.html
En cliquant également sur le titre de ce message, vous aurez la possibilité de lire et de relire mes précédentes chroniques et n'oubliez pas que vous avez toujours la possibilité de me faire part de vos commentaires en cherchant dans la liste des mots-clés le terme "chroniques" !
Bonne lecture à tous!
26.12.06
Noël 2006
En ce beau matin de boxing day ou soldes d'après Noël, je reviens vous souhaiter un Joyeux Noël à nouveau, un bon bout d'an et j'espère que vous avez été gâtés.
Je dois dire que dans mon cas, j'ai eu beaucoup de chances. Outre les cadeaux plus fabuleux les uns que les autres, j'ai la joie et la chance de passer un noël réellement féérique.
Partie passer le réveillon dans la famille de Nelson, le beau-frère de JF, nous nous rendons à la messe de minuit (en fait à 10h) entendre une partie de la famille chanter dans la chorale. Imaginez donc ma tête moi qui ne connaissait de la communion que le terme et non le rite. Mais l'église de St Hillaire est si chichement décorée intérieurement par feu Borduas enfant de la paroisse et les voix représentant celles des anges m'ont pas mal aidé à ne pas me sentir décalée.
Par ailleurs l'officiant a fait une magnifique homélie, parlant non de Dieu mais d'une étoile qui brille très haut dans le ciel pour nous. Très drôle tout de même que depuis des années je réponde que je ne crois en aucune forme de Dieu, Allah, Boudha, Jehovah, Yavhé mais juste en ma petite étoile... En tout cas, j'ai beaucoup aimé la métaphore. Ainsi que la parabole qu'il nous conta:
Ainsi, à la fin de son homélie notre bon prêtre a pris le parti de nous inviter, en ce temps de fêtes et de célébrations du bonheur, de penser à une façon de voir monter dans les yeux des gens qu'on aime cette étoile qui change tout. Et les servants de la messe ont ensuite distribué des étoiles en papier en nous conviant à les placer dans nos poches pour nous rappeler de mener cette tâche à bien chaque fois que nos doigts iraient rencontrer cet astre symbolique.
La suite de la veillée s'est ensuite déroulée pour nous dans la maison familiale de Nelson avec sa Mum et son Dad. Cette famille irlandaise d'origine est installée à St Hillaire depuis très longtemps et compte pas moins de 6 enfants qui ont eu à leur tour entre 2 à 6 enfants chacun. Autant dire que le père Noel qui est venu nous visiter ce soir-là en eut un paquet d'enfants sur ses genoux vieillis. La marée de cadeau était titanesque. Et tous ont reçus avant tout des cadeaux utiles "futiles". Vous savez ces cadeaux dont vous n'avez pas besoin a priori mais qui vous serviront toujours (tuques, mitaines, foulards, chaussettes, chandails de laine, service à café, carte cadeaux pour l'essence pour vous rendre à Québec au jour de l'an pour fêter avec les enfants installés là-bas, chocolats et cadeaux en pagaille et conserves faites par les petits enfants).
Cette veillée a fini bien tard après la naissance du roi de cette fête puisque nous nous sommes couchés vers 4h30 du matin. Le lendemain c'était fête chez un cousin de JF où la petite dernière de la famille a eu toute ou presque la collection des objets Dora. Et a compris à son 10ème cadeau que le monsieur épeurant tout de rouge vêtu était une distributrice automatique de cadeau lol...
Ce matin enfin, après un réveil au son des "mii, miiiii, mi" de Sanzô-sama (il ne sait toujours pas miauler correctement!), on a eu la surprise de voir enfin la belle neige recouvrir Montréal! Joie, bonheur et amour :p
Pour la liste de nos cadeaux fabuleux, on sait qu'une partie arrive encore pour le 31 décembre quand Christian (frère de JF) et Solange seront avec nous, mais en voici le début déja (on a vraiment dû être supers sages ou on a plutôt une super famille qui nous aime ):
- une machine à expresso
- un bloc de couteau de cuisine
- des savons Yves Rocher
- un service à escargot (yerk, ça c'est pour JF)
- une boîte d'escargot (voir ci-dessus)
- des chocolats en pagaille par la maman d'Emma, celle d'Éloi et ma maman à moi
- du café par Chantal et Nelson et Julie (ma RSG) et Christian ainsi qu'une tasse thermos par eux aussi
- des cartes de voeux
- des verres par Marie (maman JF)
- des gants pour JF (Sa soeur et sa mère) et une écharpe (sa mère)
- un bloc pour le téléphone (carnet adresse + carnets messages) par Marie
- un cadre photo Snoopy par JF pour moi
- un playmobil pirate à JF de moi (private joke :p)
- des gâteaux, du ketchup maison, de la sauce rouleaux de printemps maison, de la confiture de fraises maison, de la gelée de pommes maison et du creton maison par la maman de Nelson et en vrac les petits enfants Jason, John, Marie-Andrée, Myriam, Pierre-François, François, Sarah-Jeanne...
et un excellent Noël grâce à tous ces gens merveilleux qui nous ont accueillis, souris, fait rire, diverti, nous ont ouvert leurs bras et leurs coeurs!
Ouf... bon ben plus qu'à trouver une place pour chaque chose... Un joyeux temps des fêtes encore et plein de bonnes choses pour vous aussi, où que vous soyez, qui que vous soyez, quoi que vous croyez!
Je dois dire que dans mon cas, j'ai eu beaucoup de chances. Outre les cadeaux plus fabuleux les uns que les autres, j'ai la joie et la chance de passer un noël réellement féérique.
Partie passer le réveillon dans la famille de Nelson, le beau-frère de JF, nous nous rendons à la messe de minuit (en fait à 10h) entendre une partie de la famille chanter dans la chorale. Imaginez donc ma tête moi qui ne connaissait de la communion que le terme et non le rite. Mais l'église de St Hillaire est si chichement décorée intérieurement par feu Borduas enfant de la paroisse et les voix représentant celles des anges m'ont pas mal aidé à ne pas me sentir décalée.
Par ailleurs l'officiant a fait une magnifique homélie, parlant non de Dieu mais d'une étoile qui brille très haut dans le ciel pour nous. Très drôle tout de même que depuis des années je réponde que je ne crois en aucune forme de Dieu, Allah, Boudha, Jehovah, Yavhé mais juste en ma petite étoile... En tout cas, j'ai beaucoup aimé la métaphore. Ainsi que la parabole qu'il nous conta:
Un jour un vieux sage d'entre les plus sages se promenait le long d'une plage. Il aperçu au loin une personne qui semblait danser dans la fleur des vagues. Il décide de s'en approcher pour lui demander la cause de cette si grande joie, lui qui trouve que les hommes manquent singulièrement de joie en ces temps-là.
Mais en approchant, il se rend compte que la personne ne danse pas. En réalité, le jeune homme qui se tient là s'accroupit, ramasse à ses pieds une étoile de mer et la rejette loin dans les vagues. Le vieil homme lui demande alors: "Mais que fais-tu là mon fils?".
"Ces étoiles de mer ont râté la marée basse grand-père, je les ramasse donc pour les rejetter à la mer avant qu'elles ne meurent."
Le vieillard regarde la plage et sur des kilomètres il aperçoit des milles et des milles d'étoiles échouées. À leurs pieds même, il en compte 1000 au moins. Il dit alors "Mon fils, tu perds ton temps. Regarde autour de toi, à tes pieds même, il y a tellement d'étoiles que tu ne les sauveras pas toutes. C'est inutile ce que tu fais, tu ne changeras rien".
Le jeune homme le regarde alors et sans mot dire, se baisse à nouveau, prends une étoile de mer et la jette loin dans les flots. Puis ajoute "Pour celle-ci, ça change tout! Pour les étoiles que je ne parviendrai pas à sauver, cela ne changera rien, mais pour celles qui vivront, ça changera tout!".
Le vieillard s'éloigne doucement en méditant ses paroles. Toute la nuit il y repense et au matin, quand la marée de l'aube s'est retirée, le vieillard descend sur la plage et va à son tour cueillir les étoiles échouées pour les remettre à flot, persuadé lui aussi qu'être un acteur du monde change tout pour ceux qui reçoivent nos actions.
Ainsi, à la fin de son homélie notre bon prêtre a pris le parti de nous inviter, en ce temps de fêtes et de célébrations du bonheur, de penser à une façon de voir monter dans les yeux des gens qu'on aime cette étoile qui change tout. Et les servants de la messe ont ensuite distribué des étoiles en papier en nous conviant à les placer dans nos poches pour nous rappeler de mener cette tâche à bien chaque fois que nos doigts iraient rencontrer cet astre symbolique.
La suite de la veillée s'est ensuite déroulée pour nous dans la maison familiale de Nelson avec sa Mum et son Dad. Cette famille irlandaise d'origine est installée à St Hillaire depuis très longtemps et compte pas moins de 6 enfants qui ont eu à leur tour entre 2 à 6 enfants chacun. Autant dire que le père Noel qui est venu nous visiter ce soir-là en eut un paquet d'enfants sur ses genoux vieillis. La marée de cadeau était titanesque. Et tous ont reçus avant tout des cadeaux utiles "futiles". Vous savez ces cadeaux dont vous n'avez pas besoin a priori mais qui vous serviront toujours (tuques, mitaines, foulards, chaussettes, chandails de laine, service à café, carte cadeaux pour l'essence pour vous rendre à Québec au jour de l'an pour fêter avec les enfants installés là-bas, chocolats et cadeaux en pagaille et conserves faites par les petits enfants).
Cette veillée a fini bien tard après la naissance du roi de cette fête puisque nous nous sommes couchés vers 4h30 du matin. Le lendemain c'était fête chez un cousin de JF où la petite dernière de la famille a eu toute ou presque la collection des objets Dora. Et a compris à son 10ème cadeau que le monsieur épeurant tout de rouge vêtu était une distributrice automatique de cadeau lol...
Ce matin enfin, après un réveil au son des "mii, miiiii, mi" de Sanzô-sama (il ne sait toujours pas miauler correctement!), on a eu la surprise de voir enfin la belle neige recouvrir Montréal! Joie, bonheur et amour :p
Pour la liste de nos cadeaux fabuleux, on sait qu'une partie arrive encore pour le 31 décembre quand Christian (frère de JF) et Solange seront avec nous, mais en voici le début déja (on a vraiment dû être supers sages ou on a plutôt une super famille qui nous aime ):
- une machine à expresso
- un bloc de couteau de cuisine
- des savons Yves Rocher
- un service à escargot (yerk, ça c'est pour JF)
- une boîte d'escargot (voir ci-dessus)
- des chocolats en pagaille par la maman d'Emma, celle d'Éloi et ma maman à moi
- du café par Chantal et Nelson et Julie (ma RSG) et Christian ainsi qu'une tasse thermos par eux aussi
- des cartes de voeux
- des verres par Marie (maman JF)
- des gants pour JF (Sa soeur et sa mère) et une écharpe (sa mère)
- un bloc pour le téléphone (carnet adresse + carnets messages) par Marie
- un cadre photo Snoopy par JF pour moi
- un playmobil pirate à JF de moi (private joke :p)
- des gâteaux, du ketchup maison, de la sauce rouleaux de printemps maison, de la confiture de fraises maison, de la gelée de pommes maison et du creton maison par la maman de Nelson et en vrac les petits enfants Jason, John, Marie-Andrée, Myriam, Pierre-François, François, Sarah-Jeanne...
et un excellent Noël grâce à tous ces gens merveilleux qui nous ont accueillis, souris, fait rire, diverti, nous ont ouvert leurs bras et leurs coeurs!
Ouf... bon ben plus qu'à trouver une place pour chaque chose... Un joyeux temps des fêtes encore et plein de bonnes choses pour vous aussi, où que vous soyez, qui que vous soyez, quoi que vous croyez!
10.12.06
Cette nuit...
Alors que nous rentrions de notre repas avec la famille Scrogn-Guinness dans le beau taxi que nous avions commandé (non pas au barbu en rouge, juste à la compagnie de taxis), nous avons eu l'immense plaisir de rencontrer un chauffeur de taxi plein de finesse et de doctes histoires.
Il nous en a raconté deux fort sympathiques que voici:
Il nous en a raconté deux fort sympathiques que voici:
- Un couple très amoureux, d'un amour pur que la langue arabe dirait être un "amour âme à âme", rencontre un jour un génie qui leur dit "je suis jaloux de l'amour que vous avez l'un pour l'autre" et se tournant vers l'homme il ajoute "je vais transformer ta femme en oiseau mais tu pourras choisir le cycle de sa vie restante durant laquelle elle sera transformée en oiseau. Il lui reste à compter d'aujourd'hui 60 ans à vivre, à quel moment veux-tu qu'elle soit transformée".
L'homme doit choisir si sa tendre aimée sera transformée durant 30 ans en oiseau puis les 30 années suivantes en tant que femme, ou bien 1 an, 1 mois, 1 jour, 1 demi-journée. Une fréquence qu'il doit choisir et qui durera toute sa vie.
À sa place, que choisiriez-vous?
JF et moi avions opté au départ pour une demie-journée et pour la nuit, afin de faire nos affaires humaines de jour et les affaires d'oiseau de nuit.
J'ai par la suite opté pour une négociation avec le génie en demandant au préalable de pouvoir être transformée en oiseau en même temps que lui (sans doute un vieux relan de Ladybird qui m'avait un peu traumatisée!).
Notre bon conteur nous a aussi fait part des réponses qu'il avait eu:- Une vieille dame de 75 ans avait proposé que l'amoureux soit transformé en oiseau durant les 30 dernières années de sa vie "pour ne pas avoir à dealer avec les maladies de la vieillesse".
- Une jeune fille toute piercée avait dit que peu importait le temps, si c'était un amour véritable elle l'aimerait tout autant
- Un homme pragmatique avait opté pour une transformation de nuit, afin que sa femme l'aide de jour à payer les factures
- Un autre homme lui avait opté pour la journée en oiseau, afin que son adorée puisse le rejoindre le soir à ses côtés et lui raconter tout ce qu'elle aurait vu avec ses yeux d'oiseau dans sa vie diurne.
Finalement, notre homme nous indique juste que cette histoire, il l'a inventée pour son fils et que la réponse qu'il avait donnée était la suivante:
"L'homme répondit: demandes-lui à elle quand elle voudra être un oiseau. Moi je l'aime et je l'aimerai pareil, je ne peux pas faire ce choix à sa place, mais je peux continuer à l'aimer." Ainsi donc, si tu aimes tes amis, tu les aimes pour ce qu'ils sont et non ce que tu voudrais qu'ils soient. Laisses-les donc faire leur choix, tu ne les perdras pas pour autant. - La seconde histoire se passe il y a très longtemps. Un peuple avait usé et abusé des bonheurs de ce monde et tous étaient blasés. Un conseil de sages se réunit pour discuter de la question et permettre de rendre au peuple un peu de bonheur. Il advint cependant durant ce concile que les hommes n'étaient plus aptes à apprécier le bonheur à sa juste valeur et qu'en être privés seraient sans doute plus bénéfique. On en vint donc à se deander comment cacher le bonheur et permettre seulement à ceux qui sauraient l'apprécier de le retrouver.
Un sage proposa qu'on l'insère dans une chappe de plomb qui serait coulée au fond du profond océan. Le doyen des sages, et le plus sages d'entre eux, dit "Oui mais dans quelques siècles, les hommes auront inventé des machines pour aller sous l'eau et trouveront le bonheur sans avoir appris à l'apprécier. Nous déplacerons le problème dans le temps, mais nous ne le règleront pas".
Un second sage se leva et proposa qu'on enterre le bonheur dans le désert. Personne n'irait chercher le bonheur dans le désert, où rien ne pousse ni ne vit. Mais le vieux sage eut une vision lui montrant les hommes dans des machines roulantes qui découvriraient le bonheur sans avoir appris à l'apprécier.
Un troisième sage proposa que le bonheur soit envoyé sur la lune. Mais le vieux sage leur apprit que dans plusieurs siècles, les hommes auraient trouvé la technique de voler dans les étoiles sans jamais avoir appris à apprécier le bonheur.
Comment feriez-vous vous pour cacher le bonheur et permettre à ceux qui sauraient l'apprécier de le trouver?
Très pragmatique, je dis alors à notre chauffeur : je le briserai en autant de morceaux qu'il y a d'êtres humains et je l'insèrerai dans chacun d'eux. Et que chacun de nous porterait en soi le bonheur qu'il recherche et devra apprendre à apprécier le bonheur pour bénéficier de ce morceau en lui.
La réponse finale est en effet celle-ci. Et il nous ajoute que le bonheur sera d'autant plus grand que nous saurons le partager à plusieurs et que les gens qui ne savent pas l'apprécier ne le trouveront jamais nulle part, quelle que soit la partie de la planète où ils iront.
Fort à propos n'est-ce pas pour les immigrants que ce magnifique conteur et moi-même sommes?
3.12.06
Première neige et chocolat
Dimanche 3 décembre, Montréal a connu sa première neige. Après le petit film posté ici, je suis partie avec JF profiter de la douceur de cette journée et surtout de ces petits flocons.
Respirer enfin l'air enneigé, redécouvrir la quiétude d'un paysage enneigé et savourer le crissement du tapis sous le pied (oui me voila rendue monopode!).
En passant par le Parc Lafontaine, nous avons aperçu des résistants de dernières minutes, des arbres dont les feuilles rouges subsistaient sous la neige. Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre part à leur lutte:

La suite de notre périple nous a amené dans une boutique sur St Denis particulièrement apprécié des dents sucrées gourmandes.
Imaginez-vous un endroit où tout ce que vous commanderez ou presque sera exclusivement à base de ... chocolat! Eh oui, si la fève de cacao vous régale sous toutes ses formes (chaud, froid, boissons, gâteaux, dégustations, shooters ...), rendez-vous à Juliette et Chocolat.
Jf et moi avons pris un Brownies ainsi que deux chocolats noir mi amer classiques (et avec un supplément de crême fouettée). Nos foies n'en prendront probablement plus avant un bout, mais le chocolat ce jour-là, c'est sûr qu'on a trouvé ça bon !

Respirer enfin l'air enneigé, redécouvrir la quiétude d'un paysage enneigé et savourer le crissement du tapis sous le pied (oui me voila rendue monopode!).
En passant par le Parc Lafontaine, nous avons aperçu des résistants de dernières minutes, des arbres dont les feuilles rouges subsistaient sous la neige. Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre part à leur lutte:
La suite de notre périple nous a amené dans une boutique sur St Denis particulièrement apprécié des dents sucrées gourmandes.
Imaginez-vous un endroit où tout ce que vous commanderez ou presque sera exclusivement à base de ... chocolat! Eh oui, si la fève de cacao vous régale sous toutes ses formes (chaud, froid, boissons, gâteaux, dégustations, shooters ...), rendez-vous à Juliette et Chocolat.
Jf et moi avons pris un Brownies ainsi que deux chocolats noir mi amer classiques (et avec un supplément de crême fouettée). Nos foies n'en prendront probablement plus avant un bout, mais le chocolat ce jour-là, c'est sûr qu'on a trouvé ça bon !
Des nouvelles fraîches...
...C'est le cas de le dire.
Bon après vous avoir annoncé que l'hiver s'en venait suite à ma vidéo de Tic et sa baguette, je peux enfin le dire officiellement: c'est l'hiver.
Pour en juger par vous-mêmes, je vous laisse découvrir le dernier film en date:
À part ça sinon, hier je me suis rendue chez Val avec JF pour assister à ma première game de hockey à la TV. Le Canadien de Montréal contre les Maple Leaves de Toronto. Résultat du match: 4-3 en faveur des canadiens, par les tirs de barrage.
Évidemment, ça fait pro dit comme ça mais je suis loin de l'être.
Imaginez d'abord que durant mon année 2004-2005 ici, c'était le Lock Out (la grève) des joueurs de la ligue, donc je n'ai pas vu de match.
Mais j'en ai entendu parlé et j'ai assimilé des termes sans trop avoir eu le temps de les voir.
Hier donc, installée devant RDS, je regarde les hockeyeurs patinaient après une rondelle que je ne voyais d'abord pas sur la glace. M'a fallu du temps et de la concentration avant que mes yeux arrivent à peu près à suivre ce petit truc qui fuse!
Et je demande donc ce que veulent dire les lignes bleues (délimitant les zones respectives des équipes), les cercles de remise en jeu etc.
C'est étrange comme on peut se rendre compte, au même instant qu'on le vit, qu'on vient d'attraper un virus. Pas celui du hockey, bien que ce soit agréable à regarder, et en ce sens je comprends mieux certains qui disaient que le soccer était pas mal plus lent, mais le virus d'un sentiment de collectivité.
Déja récemment, je me suis surprise à dire chez nous en parlant du Québec. Mais voila maintenant que comme la plupart sinon tous les québécois, je ressens une ferveur partisane aux événements collectifs. Débile? Signe d'intégration?
Je sais pas, mais en tout cas, j'aime ça hihi...
Bon après vous avoir annoncé que l'hiver s'en venait suite à ma vidéo de Tic et sa baguette, je peux enfin le dire officiellement: c'est l'hiver.
Pour en juger par vous-mêmes, je vous laisse découvrir le dernier film en date:
Aussi visible ici: Première Neige
À part ça sinon, hier je me suis rendue chez Val avec JF pour assister à ma première game de hockey à la TV. Le Canadien de Montréal contre les Maple Leaves de Toronto. Résultat du match: 4-3 en faveur des canadiens, par les tirs de barrage.
Évidemment, ça fait pro dit comme ça mais je suis loin de l'être.
Imaginez d'abord que durant mon année 2004-2005 ici, c'était le Lock Out (la grève) des joueurs de la ligue, donc je n'ai pas vu de match.
Mais j'en ai entendu parlé et j'ai assimilé des termes sans trop avoir eu le temps de les voir.
Hier donc, installée devant RDS, je regarde les hockeyeurs patinaient après une rondelle que je ne voyais d'abord pas sur la glace. M'a fallu du temps et de la concentration avant que mes yeux arrivent à peu près à suivre ce petit truc qui fuse!
Et je demande donc ce que veulent dire les lignes bleues (délimitant les zones respectives des équipes), les cercles de remise en jeu etc.
C'est étrange comme on peut se rendre compte, au même instant qu'on le vit, qu'on vient d'attraper un virus. Pas celui du hockey, bien que ce soit agréable à regarder, et en ce sens je comprends mieux certains qui disaient que le soccer était pas mal plus lent, mais le virus d'un sentiment de collectivité.
Déja récemment, je me suis surprise à dire chez nous en parlant du Québec. Mais voila maintenant que comme la plupart sinon tous les québécois, je ressens une ferveur partisane aux événements collectifs. Débile? Signe d'intégration?
Je sais pas, mais en tout cas, j'aime ça hihi...
23.11.06
L'hiver arrive...
Tic fait ses provisions de l'hiver! à voir ici
Cela faisait plusieurs semaines que je tentais de filmer ce remake du pique nique de Donald sans succès.
Heureusement, ce matin, Sanzô sama a miaulé devant la fenêtre et j'ai pu capturer cet instant drôle mais annonciateur de l'imminente arrivée de l'hiver!
La parlure québécoise comparée... (1)
Hier, en pleine opération "Gardons les petits monstres endormis", je trouve dans la bibliothèque des parents d'Emma un ouvrage qui me laisse assez perplexe.
À la fois cohérent dans certains de ses propos et trop maudit français dans d'autres.
Ce livre c'est ... Le québécois de poche, méthode Assimil. Je lui pardonne le fait que la version originale soit allemande et que par conséquent les remarques sur certaines prononciations sonnent croches (tordues).
Cette version date de 1998, année d'immigration de la famille d'Emma, et porte en couverture un trappeur en chemise carreautée rouge (sic), tuque en fourrure de raton-laveur façon Davy Crocket (re sic), barbu roux aux yeux bleux.
Néanmoins, l'ouvrage commence par cette première considération pas banale pour les futurs arrivants au Québec: si "officiellement le Canada est un pays bilingue." où "l'anglais et le français se valent" (p. 5) et devraient se retrouvés également sur tout le territoire, dans les faits, plus vous irez vers l'Ouest et la douce Vancouver, moins vous pourrez vous servir et vous faire servir en français!
Cette première remarque affichée, nous pouvons donc ensembles découvrir les spécificités de la langue de Nelligan.
Prononciation:
La deuxième remarque judicieuse de cet ouvrage qui passe de mauvais goût à réflexion logique:
NE PAS TENTER DE PRENDRE L'ACCENT QUÉBÉCOIS DEVANT LES QUÉBÉCOIS.
D'abord parce que cela sonnerait tellement horrible que vous auriez juste l'air d'un gros Laurent Gerra débile, ensuite parce que vous les vexeriez et ce serait bien fait pour vous. Si un "Criss de maudit français" surgit à ce moment-là, vous pourrez pas pleurer qu'ils sont racistes...
- L'affrication: ce phénomène linguistique correspond à l'ajout d'un son [s] ou [z] après un t ou un d , selon une règle assez précise: uniquement avant un i ou un u.
"Que dis-tu?" deviendrait à peu près "Que dzi tsu?"
C'est néanmoins très subtil chez la jeune génération et JF n'a que guère cette manière de parler. Peut-être est-ce dû au fait qu'il soit madelinot (donc plus proche des Acadiens qui ont un autre accent).
- Les voyelles nasales diphtonguées: nos voyelles nasales telles que an, in, ei, etc. sont parfois doublées. On trouve ainsi: neige= neyge, banque=bawnque.
- Moi, Toi et Roi semblent (selon l'auteur de cet ouvrage) avoir conservé la prononciation d'avant la Révolution Française. Ainsi, ce bon Louis XIV aurait dit "le rwé c'est mwé".
On trouve par ailleurs en bande dessinée notamment mais ailleurs aussi une orthographe de moi, toi et roi assez sympathique mais très populaire en moé, toé et roé, qui ressemblerait peu ou prou à la prononciation que mon ami Stephane, fier d'avoir grandit dans le quartier populaire de Saint Henri à Montréal, a encore parfois!
- Toujours ce bon Stephane, qui pendant près d'une année, a tenté de m'inculquer le a québécois. Il ressemble plus à un o fermé et bas. Une phrase telle que "moi, je te dis" devient (avec le phénomène des emphases sur les pronoms personnels) "moé-lô, chte dzi".
Ah ah, que vous avez l'air drôles à tenter de le dire! Je ne vous répète pas ces mots pour vous ouvrir la porte de l'accent québécois. Je vous permets d'avoir les clés pour le comprendre!
Vocabulaire:
On retrouve dans le vocabulaire québécois plusieurs sources d'influence qui lui donne ses belles lettres de noblesse: les archaïsmes, les anglicismes (purs, traduits ou naturalisés par la prononciations, les emprunts syntaxiques), les québécismes (néologismes propres à décrire la réalité particulière du Québec) et les apports des langues autochtones (souvent liés à la nature). Dans certaines régions, on trouvera également des influences acadiennes.
D'autres phénomènes existent tels que ce que Narriman appelerait "les mots travestis". Commençons par le début:
- Archaïsmes:
Ce sont en général des mots qui étaient en usage en France au XVI-XVIIe siècle que le jacobinisme et les normes de la bourgeoisie de la Révolution Française ont contribué à faire tombé en désuétude (plus employés quoi!).
Outre les formes de conjugaison telles que aller 1ere pers. sing. au présent simple "j'vas" ou la conjugaison de croire au présent en "j'crés, tsu crés, i cré" (il et elle devient en bon gros joual- c'est à dire en bon gros langage populaire- i et a), on trouve également des mots qui n'ont parfois plus aujourd'hui court en France et qui sont pourtant tout à fait à date ici:
un char -- une voiture
un chandail -- un pull
une chandelle -- une bougie
jaser -- parler, discuter
s'en venir -- devenir
les vidanges -- les ordures
embarrer -- enfermer
parlure -- manière de parler, vocabulaire parfois
cogner, toquer -- frapper
tantôt -- bientôt, tout à l'heure (dans le passé ou le futur!)
mitaines -- gants ou mouffles
boucaner/boucane -- (en)fumer/fumée
débarrer -- ouvrir
astheure -- à cette heure arch. astüre
À la fois cohérent dans certains de ses propos et trop maudit français dans d'autres.
Ce livre c'est ... Le québécois de poche, méthode Assimil. Je lui pardonne le fait que la version originale soit allemande et que par conséquent les remarques sur certaines prononciations sonnent croches (tordues).
Cette version date de 1998, année d'immigration de la famille d'Emma, et porte en couverture un trappeur en chemise carreautée rouge (sic), tuque en fourrure de raton-laveur façon Davy Crocket (re sic), barbu roux aux yeux bleux.
Néanmoins, l'ouvrage commence par cette première considération pas banale pour les futurs arrivants au Québec: si "officiellement le Canada est un pays bilingue." où "l'anglais et le français se valent" (p. 5) et devraient se retrouvés également sur tout le territoire, dans les faits, plus vous irez vers l'Ouest et la douce Vancouver, moins vous pourrez vous servir et vous faire servir en français!
Cette première remarque affichée, nous pouvons donc ensembles découvrir les spécificités de la langue de Nelligan.
Prononciation:
La deuxième remarque judicieuse de cet ouvrage qui passe de mauvais goût à réflexion logique:
NE PAS TENTER DE PRENDRE L'ACCENT QUÉBÉCOIS DEVANT LES QUÉBÉCOIS.
D'abord parce que cela sonnerait tellement horrible que vous auriez juste l'air d'un gros Laurent Gerra débile, ensuite parce que vous les vexeriez et ce serait bien fait pour vous. Si un "Criss de maudit français" surgit à ce moment-là, vous pourrez pas pleurer qu'ils sont racistes...
- L'affrication: ce phénomène linguistique correspond à l'ajout d'un son [s] ou [z] après un t ou un d , selon une règle assez précise: uniquement avant un i ou un u.
"Que dis-tu?" deviendrait à peu près "Que dzi tsu?"
C'est néanmoins très subtil chez la jeune génération et JF n'a que guère cette manière de parler. Peut-être est-ce dû au fait qu'il soit madelinot (donc plus proche des Acadiens qui ont un autre accent).
- Les voyelles nasales diphtonguées: nos voyelles nasales telles que an, in, ei, etc. sont parfois doublées. On trouve ainsi: neige= neyge, banque=bawnque.
- Moi, Toi et Roi semblent (selon l'auteur de cet ouvrage) avoir conservé la prononciation d'avant la Révolution Française. Ainsi, ce bon Louis XIV aurait dit "le rwé c'est mwé".
On trouve par ailleurs en bande dessinée notamment mais ailleurs aussi une orthographe de moi, toi et roi assez sympathique mais très populaire en moé, toé et roé, qui ressemblerait peu ou prou à la prononciation que mon ami Stephane, fier d'avoir grandit dans le quartier populaire de Saint Henri à Montréal, a encore parfois!
- Toujours ce bon Stephane, qui pendant près d'une année, a tenté de m'inculquer le a québécois. Il ressemble plus à un o fermé et bas. Une phrase telle que "moi, je te dis" devient (avec le phénomène des emphases sur les pronoms personnels) "moé-lô, chte dzi".
Ah ah, que vous avez l'air drôles à tenter de le dire! Je ne vous répète pas ces mots pour vous ouvrir la porte de l'accent québécois. Je vous permets d'avoir les clés pour le comprendre!
Vocabulaire:
On retrouve dans le vocabulaire québécois plusieurs sources d'influence qui lui donne ses belles lettres de noblesse: les archaïsmes, les anglicismes (purs, traduits ou naturalisés par la prononciations, les emprunts syntaxiques), les québécismes (néologismes propres à décrire la réalité particulière du Québec) et les apports des langues autochtones (souvent liés à la nature). Dans certaines régions, on trouvera également des influences acadiennes.
D'autres phénomènes existent tels que ce que Narriman appelerait "les mots travestis". Commençons par le début:
- Archaïsmes:
Ce sont en général des mots qui étaient en usage en France au XVI-XVIIe siècle que le jacobinisme et les normes de la bourgeoisie de la Révolution Française ont contribué à faire tombé en désuétude (plus employés quoi!).
Outre les formes de conjugaison telles que aller 1ere pers. sing. au présent simple "j'vas" ou la conjugaison de croire au présent en "j'crés, tsu crés, i cré" (il et elle devient en bon gros joual- c'est à dire en bon gros langage populaire- i et a), on trouve également des mots qui n'ont parfois plus aujourd'hui court en France et qui sont pourtant tout à fait à date ici:
un char -- une voiture
un chandail -- un pull
une chandelle -- une bougie
jaser -- parler, discuter
s'en venir -- devenir
les vidanges -- les ordures
embarrer -- enfermer
parlure -- manière de parler, vocabulaire parfois
cogner, toquer -- frapper
tantôt -- bientôt, tout à l'heure (dans le passé ou le futur!)
mitaines -- gants ou mouffles
boucaner/boucane -- (en)fumer/fumée
débarrer -- ouvrir
astheure -- à cette heure arch. astüre
- Anglicismes:
Ces termes ont souvent été introduits par le commerce ou l'industrie et la longue fréquentation forcée des francophones dans le milieu du travail avec les termes et expressions sans équivalents (encore) en langue française (notamment dans le domaine des mécaniques!).
Ces termes ont souvent été introduits par le commerce ou l'industrie et la longue fréquentation forcée des francophones dans le milieu du travail avec les termes et expressions sans équivalents (encore) en langue française (notamment dans le domaine des mécaniques!).
bye -- au revoir
oakie dou -- d'accord
c'est l'fun -- c'est chouette, c'est drôle, c'est amusant
c'est cute -- c'est mignon
la toune -- la chanson (ang. tune)
le tip -- le pourboire
la napkin -- la serviette (en papier) (ang. napkin)
le trimp -- voyou, ivrogne (ang. tramp - jamais entendu encore !)
le sink -- évier (ang. sink)
le chum -- l'ami, le petit ami
le coat -- le manteau
la joke -- la blague
la break -- la pause
splitter -- partager, séparer, fendre
avoir un flat -- avoir une crevaison (un pneu flat - à plat quoi !)
toffe -- dur, difficile (ang. tough)
oakie dou -- d'accord
c'est l'fun -- c'est chouette, c'est drôle, c'est amusant
c'est cute -- c'est mignon
la toune -- la chanson (ang. tune)
le tip -- le pourboire
la napkin -- la serviette (en papier) (ang. napkin)
le trimp -- voyou, ivrogne (ang. tramp - jamais entendu encore !)
le sink -- évier (ang. sink)
le chum -- l'ami, le petit ami
le coat -- le manteau
la joke -- la blague
la break -- la pause
splitter -- partager, séparer, fendre
avoir un flat -- avoir une crevaison (un pneu flat - à plat quoi !)
toffe -- dur, difficile (ang. tough)
Parfois, ce sont des traductions presque littérales de l'anglais que l'on rencontre telles que:
bienvenue -- de rien (ang. you're welcome!)
liqueur (douce) -- des boissons sans alcool type soda (ang. soft drinks)
centre d'achat -- centre commercial (ang. shopping centre)
assiette froide -- assiette anglaise (ang. cold cut platter)
crème glacée (molle) -- glace (italienne) (ang. ice cream)
magasiner -- faire des courses, du shopping (ang. to shop)
surtemps -- heures supplémentaires (ang. overtime)
tanker -- remplir, faire le plein (d'essence) (ang. tank réservoir)
caller -- appeler
le thipot -- le pot à thé, la théière (ang. tea pot)
le suit -- le costume
être slow bine -- être lent
liqueur (douce) -- des boissons sans alcool type soda (ang. soft drinks)
centre d'achat -- centre commercial (ang. shopping centre)
assiette froide -- assiette anglaise (ang. cold cut platter)
crème glacée (molle) -- glace (italienne) (ang. ice cream)
magasiner -- faire des courses, du shopping (ang. to shop)
surtemps -- heures supplémentaires (ang. overtime)
tanker -- remplir, faire le plein (d'essence) (ang. tank réservoir)
caller -- appeler
le thipot -- le pot à thé, la théière (ang. tea pot)
le suit -- le costume
être slow bine -- être lent
Mais les meilleures pour moi restent ce que Assimil appellent des naturalisations phonétiques!
bécosses -- toilettes initialement extérieures (ang. back-house)
slaque -- relâché, relaxé (ang. slack)
paparmane/poporman (dixit JF aux iles de la Madeleine) -- pastilles de menthe (ang. peppermint)
la clotche -- embrayage (ang. clutch)
souompe -- marécage, marécageux (ang. swamp)
slaque -- relâché, relaxé (ang. slack)
paparmane/poporman (dixit JF aux iles de la Madeleine) -- pastilles de menthe (ang. peppermint)
la clotche -- embrayage (ang. clutch)
souompe -- marécage, marécageux (ang. swamp)
Dans les influences de l'anglais on trouve enfin une dernière catégorie: les emprunts syntaxiques, c'est à dire la tendance à formuler les phrases sur le calque anglais tel que "la fille que je sors" pour "the girl (that) I go out with".
- Québécismes:
Ce sont des innovations lexicales rendues nécessaires pour pouvoir exprimer les réalités du Québec.
- Québécismes:
Ce sont des innovations lexicales rendues nécessaires pour pouvoir exprimer les réalités du Québec.
un bleuet -- une espèce de grosse myrtille, spécialité du Saguenay, Lac St Jean - on appelle parfois aussi les saguenéens des "bleuets grandeur nature" mais à confirmer avec Cocottes.
une bleuetière -- un champ de bleuet
une bibitte -- insecte
une tabagie -- un (marchand de) tabac
un dépanneur -- certains diraient "le rebeu du coin" (hein Anna!), d'autres un "Seven Eleven 7/11) (hein capt. Boon!), tout simplement une épicerie où on trouve presque de tout et qui est ouvert presque 24h/24.
un traversier -- un ferryboat, un bac
un orignal -- l'élan d'Amérique du Nord
une blonde -- une petite amie
une molle -- une bière (jamais entendu!)
fret(te) - froid (en hiver, i fait fret/frette)
une balayeuse -- aspirateur
une bleuetière -- un champ de bleuet
une bibitte -- insecte
une tabagie -- un (marchand de) tabac
un dépanneur -- certains diraient "le rebeu du coin" (hein Anna!), d'autres un "Seven Eleven 7/11) (hein capt. Boon!), tout simplement une épicerie où on trouve presque de tout et qui est ouvert presque 24h/24.
un traversier -- un ferryboat, un bac
un orignal -- l'élan d'Amérique du Nord
une blonde -- une petite amie
une molle -- une bière (jamais entendu!)
fret(te) - froid (en hiver, i fait fret/frette)
une balayeuse -- aspirateur
- Autochtonismes:
De même que pour les québécismes, il s'agissait de trouver des termes pour exprimer des réalités inconnues en Europe. Les premiers colons français ayant eu de nombreux rapports et contacts avec les premières nations, l'influence lexicale a donné aux québécois des termes souvent topographiques, fauniques ou floraux:
De même que pour les québécismes, il s'agissait de trouver des termes pour exprimer des réalités inconnues en Europe. Les premiers colons français ayant eu de nombreux rapports et contacts avec les premières nations, l'influence lexicale a donné aux québécois des termes souvent topographiques, fauniques ou floraux:
Québec -- là ou le fleuve rétrécit (kebbek ou kebekk)
Canada -- habitation, colonie, village (?) (Kanada)
Abitibi, Chibougamau, Gaspé, Magog -- noms de villes
un ouananiche -- saumon d'eau douce
un ouaouaron -- gros crapeau (je crois que en anglais c'est un bullfrog, à confirmer)
un ouapiti -- wapiti
une ouache -- quartier d'hiver
tépi -- tipi
un machecouèche -- un raton laveur (surtout dans les zones acadiennes)
Canada -- habitation, colonie, village (?) (Kanada)
Abitibi, Chibougamau, Gaspé, Magog -- noms de villes
un ouananiche -- saumon d'eau douce
un ouaouaron -- gros crapeau (je crois que en anglais c'est un bullfrog, à confirmer)
un ouapiti -- wapiti
une ouache -- quartier d'hiver
tépi -- tipi
un machecouèche -- un raton laveur (surtout dans les zones acadiennes)
- Acadianismes:
Dans les régions francophones du Nouveau-Brunswick, les Iles de la Madeleine et les autres rivages qui virent les acadiens, on trouve des influences syntaxiques ou de prononciation typiquement issues de ce peuple.
Ainsi, l'auteur nous explique en premier lieu que le son [k] (coeu, cu, que, qu) se prononce parfois [tch]. Coeur devenant alors "tcheur". Les sons [ti] et tié subissent la même transformation en tchi et tchié. La pitié devient donc la pitchié. Honnêtement, j'ai entendu des acadiens du Nouveau-Brunswick lors de la veillée mortuaire de l'oncle de JF (c'était un Turbide du Nouveau-Brunswick, la famille Turbide étant une vieille famille acadienne dont on retrouve les traces avant le grand dérangement de 1755 dans les registres paroissiaux acadiens) et je ne saurais dire s'ils parlaient vraiment comme ceci. J'ai plus été "impressionnée" par les termes anglophones et francophones qui se téléscopaient vraiment:
Une soeur de la veuve et tante de JF racontait une histoire que sa soeur avait vécu en arrivant au Nouveau-Brunswick peu de temps après son heureux mariage avec un acadien. Elle rencontre alors une fille qui la regarde et lui dit "T'as une belle skirt, a aime la way qu'a héng"... Essayer de deviner, je vous donne la réponse à la fin de l'article.
D'autres mots acadiens?
Dans les régions francophones du Nouveau-Brunswick, les Iles de la Madeleine et les autres rivages qui virent les acadiens, on trouve des influences syntaxiques ou de prononciation typiquement issues de ce peuple.
Ainsi, l'auteur nous explique en premier lieu que le son [k] (coeu, cu, que, qu) se prononce parfois [tch]. Coeur devenant alors "tcheur". Les sons [ti] et tié subissent la même transformation en tchi et tchié. La pitié devient donc la pitchié. Honnêtement, j'ai entendu des acadiens du Nouveau-Brunswick lors de la veillée mortuaire de l'oncle de JF (c'était un Turbide du Nouveau-Brunswick, la famille Turbide étant une vieille famille acadienne dont on retrouve les traces avant le grand dérangement de 1755 dans les registres paroissiaux acadiens) et je ne saurais dire s'ils parlaient vraiment comme ceci. J'ai plus été "impressionnée" par les termes anglophones et francophones qui se téléscopaient vraiment:
Une soeur de la veuve et tante de JF racontait une histoire que sa soeur avait vécu en arrivant au Nouveau-Brunswick peu de temps après son heureux mariage avec un acadien. Elle rencontre alors une fille qui la regarde et lui dit "T'as une belle skirt, a aime la way qu'a héng"... Essayer de deviner, je vous donne la réponse à la fin de l'article.
D'autres mots acadiens?
l'aïde/ayide -- l'aide
amounetter -- cajoler, calmer, caresser, dorloter un enfant
le bonhomme cavèche -- une marmotte ! J'adore!
brocher -- tricoter
le burgau/borgot -- klaxon, avertisseur
être cagou -- être triste
la chacote -- dispute
la cravate -- une écharper (un foulard en québécois :p)
le galopeur de femmes -- est-ce vraiment utile de le dire? Oui? bon un coureur de jupons!
la gorlèze -- la putain, la marie-couche-toi-là, la fille facile quoi!
le madouesse - le hérisson (excellent aussi :p)
le margout/margot -- le fou de bassan (un oiseau)
le tet -- le toit
- Les mots travestis.
Ce terme n'a rien d'officiel et Assimil n'en parle presque pas. Pourtant, Narriman, l'auteure de ce néologisme fort sympathique, l'a remarqué autant que moi, il y a de nombreux mots ici au Québec qui n'ont pas le même genre que là-bas en France. Outre les fautes qui font dire à certains "une avion" au lieu d'un avion, d'autres sont pourtant explicables:
aller à la gym en France -- aller au gym(nase) au Québec
gagner au loto -- gagner à la loto (loterie) bien que je ne l'ai pas encore entendu, je suppose que cela doit être cela.
Voici pour la première partie de ce passionant voyage dans la parlure québécoise. La neige s'en venant maintenant, j'aurai le loisir à plusieurs reprises de vous faire part des termes propres à cette fantasmagorique saison, telle que la bordée, la poudrerie, l'habit de neige, la tuque etc!
Réponse à : "T'as une belle skirt, a aime la way qu'a héng"
Tu as une belle robe (ang. skirt), j'aime la façon/la manière (ang. way) qu'elle tombe ( ang. to hang pendre).
amounetter -- cajoler, calmer, caresser, dorloter un enfant
le bonhomme cavèche -- une marmotte ! J'adore!
brocher -- tricoter
le burgau/borgot -- klaxon, avertisseur
être cagou -- être triste
la chacote -- dispute
la cravate -- une écharper (un foulard en québécois :p)
le galopeur de femmes -- est-ce vraiment utile de le dire? Oui? bon un coureur de jupons!
la gorlèze -- la putain, la marie-couche-toi-là, la fille facile quoi!
le madouesse - le hérisson (excellent aussi :p)
le margout/margot -- le fou de bassan (un oiseau)
le tet -- le toit
- Les mots travestis.
Ce terme n'a rien d'officiel et Assimil n'en parle presque pas. Pourtant, Narriman, l'auteure de ce néologisme fort sympathique, l'a remarqué autant que moi, il y a de nombreux mots ici au Québec qui n'ont pas le même genre que là-bas en France. Outre les fautes qui font dire à certains "une avion" au lieu d'un avion, d'autres sont pourtant explicables:
aller à la gym en France -- aller au gym(nase) au Québec
gagner au loto -- gagner à la loto (loterie) bien que je ne l'ai pas encore entendu, je suppose que cela doit être cela.
Voici pour la première partie de ce passionant voyage dans la parlure québécoise. La neige s'en venant maintenant, j'aurai le loisir à plusieurs reprises de vous faire part des termes propres à cette fantasmagorique saison, telle que la bordée, la poudrerie, l'habit de neige, la tuque etc!
Réponse à : "T'as une belle skirt, a aime la way qu'a héng"
Tu as une belle robe (ang. skirt), j'aime la façon/la manière (ang. way) qu'elle tombe ( ang. to hang pendre).
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