11.3.07

Comment occuper un mâle

JF et moi avons, telle une habitude non déterminée mais bien ancrée, cuisiné notre invention du dimanche.
Aujourd'hui, tarte aux fraises poivrées avec sauce aux pommes cannelle. Le four de notre coloc montre des signes de faiblesse, et chauffe bien moins qu'il ne le devrait. Nos tartes cuisent, mais il nous faut toujours ajouter 5 à 10 minutes de plus que recommandé par les recettes aux températures requises.
Fait que JF fait cuire la pâte... ça donne à peu près ça:
Il s'est bien concentré, notre tarte a cuit... On attend qu'elle refroidisse pendant les 3 prochaines heures maintenant! Miam...




Nouveau "sous" blog: v-ro-creations
Pour admirer mes oeuvres et délires créatifs. Premières photos: les chaussons et bonnets des jumelles Barry !
Je viendrai le combler au fur et à mesure que mes envies de bricolage prendront forme.
En projet: nouveaux chaussons au tricot pour un bébé d'automne, revamper la malle métallique de mon déménagement outremer, créer un tableau avec les oeuvres de Laurent Carpentier , fabrication d'un paravent, rénover les 2 grandes bibliothèques en mélamine blanc trouvées dans la rue aujourd'hui et la petite que nous avions déja dans le même genre...
Des mois d'ouvrage en perspective, plus des petites surprises dont je ne dirai rien pour le moment.

10.3.07

Oooh la belle bleue!

Ben non je parle pas des feux d'artifices du festival Montréal en lumière, je parle de ça:
Ça, c'est mes genoux aujourd'hui, après ma méga chute en patins d'hier. Vous, vous avez juste l'horreur de la couleur, moi j'ai la douleur qui va avec!
Surtout le gauche. Il grince bizarrement en ce moment... Croyez que je devrai aller consulter ou pas?

Dans la catégorie moins dégueu, j'ai fait la dernière fois des muffins, super bons:
Pour les gourmand(e)s, voici la recette de base, à vous d'y ajouter les bons ingrédients que vous voudrez:

2 tasses de farine tout usage (à modifier selon votre goût avec des farines de céréales diverses, de grains entiers etc.)
3 cuillères à thé de poudre à pâte (levure chimique revoir ici)
½ cuillère à thé de sel
1 ou 2 oeufs
1/2 à 1 tasse de lait (ou crême)
1/3 de tasse de gras (huile ou beurre ou margarine)
1 tasse de sucre (en poudre, glace, mélasse, cassonnade, miel, sirop d'érable etc.)

Mélangez les ingrédients secs ensembles, dans une autre terrine les ingrédients liquides que vous incorporerez. La "garniture" (brisures de chocolat, fruits, épices, confiture etc.) s'incorpore en tout dernier.

Vous obtiendrez une douzaine de muffins (en remplissant les moules à moitié à peu près).
Cuisson: 20-25 minutes à 400°F (205°C).
Pour l'équivalent des tasses en système métrique, c'est sur Marmiton.org que vous irez, la flemme de chercher ... Bon ok, je vous donne une astuce:

1 tasse = ±240 ml (que ce soit liquide ou sec) ou 8 onces (liquide)
1 cuillère à thé (à café)= 5 ml
1 cuillère à dessert (petite cuillère) = 10 ml
1 cuillère de table (à soupe) = 15 ml
1 once (oz) = 30 gr
1 pouce = 2.5 cm
1 pied = 30.48 cm
1 livre (lbs) = 0.45 kg

Bonne recette. Vais aller me soigner moi, bobo :(
1 gallon = 3.785 litres

3.3.07

en vrac...

J'ai inauguré dans la semaine la catégorie Humeurs, je m'en vais donc la remplir un peu...




Alors que je tentais désespérement de respirer hier, achevée par une forte fièvre, un nez complètement bouché et une gorge en feu, petit chat, mieux connu sous le nom de Sanzô Sama, du haut de ses 6 mois et quelques, reste malgré tout un bébé.
Quelle douceur que de recevoir en son sein les câlins d'une petite boule de poils ronronnante, catinante et ... têtante. Ben oui, pas sevré comme il faut, il tête dans notre cou, sans avoir encore compris que le lait sort pas de là...
Après 5 minutes d'un manège où il tire, pince, pétrit avec ses pattes avant (heureusement dégriffées), il a finit par s'endormir, la tête dans mon cou, son petit corps au chaud sous la couverte collé contre ma poitrine.
Et là 2 idées me sont venues en tête:
1) heureusement que j'ai vaincu mon allergie! Sinon ma respiration n'aurait pas été aidée du tout!
2) c'est fou comme un petit être, aussi poilu soit-il, ça peut vous inspirer de la tendresse!




Dans un autre registre, tout aussi sucré, les filles de mon cours sont majoritairement originaires du Maghreb.
Or, les gourmandEs dans mon genre ont tendance à aimer les plats de cette région là.
Voila-t-il pas que Najat nous a préparé des "Melaoui" (pardon si c'est pas le vrai nom chez vous !), des espèces de crêpes avec de la semoule de blé très fine. Excellent. Elle a également ramené de la menthe fraîche et notre pause matinale s'est donc transformée en pique-nique improvisé (on a soudoyé notre prof en lui en offrant évidemment et nos 5 minutes se sont transformées en 15 minutes!) et en échange interculturel.
Ah y a pas à dire, la présence et la rencontre de plusieurs cultures, c'est vraiment l'une des richesses du Québec! Ou de mon palais gourmand lol
Ainsi donc personnes au petit esprit étroit qui ne voyez dans les immigrants que des voleurs de jobs ou des troubles-fêtes, je vous invite à rencontrer ces personnes. Non vous ne serez pas d'accord avec tout ce qu'elles diront ou feront, pas plus d'ailleurs que vous n'êtes en accord avec tout ce que dit ou fait votre voisin Paul Tremblay-Coutu. Mais vous aurez au moins un aperçu réel de ce qu'elles sont, de ce que nous sommes (oui je suis aussi une immigrante): des êtres humains comme vous! Pas juste des articles sensationnalistes dans les journaux nationaux!

1.3.07

La ligne 121...

Non je ne parle pas d'une quelconque ligne de code de mon blog, mais bien du bus de la STM...
Alors que je me rendais avec É. (14 mois en poussette donc) à la Maison Buissonnière le matin du 28 février, je monte dans le fameux autobus de la ligne 121.
Après un sourire en porte de prison de la part de la chauffeuse (qui est toujours comme ça, puisque toutes les fois où je prends ce bus-là, elle fait la même tronche et daigne à peine regarder la carte que vous présentez et répondre au bonjour enjoué et souriant que je sers toujours aux charmants chauffeurs de la STM - enfin la plupart charmant en dehors d'elle- ), je me retrouve pognée au début de l'autobus avec la poussette.
Évidemment, je savais qu'en prenant l'autobus à cette heure-là, il serait plein, mais je n'avais pas le choix que de le prendre maintenant. Croyez-le ou non, mais parfois on a aussi des impératifs avec les enfants!
Bref, je tente tant bien que mal de me caler dans un coin sans écraser les pieds de la gentille dame asiatique et laisser un espace de passage pour les personnes derrière moi qui se sont agglutinées malgré tout.
Arrêt suivant, les gens descendent, j'avance d'un pas de fourmi, toujours dans un souci de partage de l'espace.
Prochain arrêt. Là, ben ça passe plus. La chauffeuse, très agréable, grogne un "si vous restez pogner en avant, on reste là" en me jetant un regard noir de haine. Bien, je vais tenter d'avancer plus loin me dis-je dans un sursaut d'accomodement. Bien mal m'en a pris. Je tente de ne pas trop accrocher les gens, qui ne font pourtant guère d'effort pour la plupart, pour se tasser un peu. Finalement, j'accroche une vieille belle (le spécimen féminin du vieux beau) et m'excuse et voila la vieille chouette qui me sort un "ben oui mais c'est l'heure de pointe quand même, c'est pas possible"... Et? Parce que c'est l'heure de pointe, je suis interdite de transports PUBLICS en commun que j'ai AUSSI payé? Parce que c'est l'heure de pointe à NEUF HEURES DU MATIN (on s'entend que l'heure de pointe je me la tape moi, et elle est plutôt entre 7h30 et 8h30!), je n'aurai pas moi aussi le besoin de prendre ce foutu autobus? Pensait-elle que ça me faisait un plaisir érotiquement jouissif de me trouver dans cet autobus à cette heure-là?
A-t-elle pensé que j'étais peut-être une maman qui portait son enfant à la garderie avant d'aller bosser et qui a négocié une entrée vers 10h pour éviter le gros de l'heure de pointe?
NON! Madame voulait jsute se défouler sur moi.
Alors à toutes les vieilles chouettes défraîchies du genre, mordez-vous donc la langue 7 fois avant de parler la prochaine fois.
Quant à madame l'antipathique chauffeuse, je sais pas quel est votre problème avec les poussettes, mais en discutant avec le papa de É. qui utilise le même transport que moi, il semble bien que vous jubiliez à cracher votre venin sur vous. Il y a fort à parier que la prochaine fois que j'aurais affaire à vous et que vous serez désagréable, une plainte fleurira sur le bureau de vos supérieurs. Je vous demande pas de me faire un câlin quand j'arrive, mais d'être courtoise comme nous devons l'être avec vous et de nous respecter, avec poussette ou sans, comme on tente de le faire. Sinon, allez donc pointer au chômage, y a des gens formidables, compétents et agréables qui adoreront prendre votre place!

15.2.07

"St Valentine's Blizzard"

C'est ainsi qu'était annoncée sur ABC la tempête qui a touché le Québec hier en journée. Météomédia avait lancé l'alerte mardi, en rouge sur le petit widget de mon blog d'ailleurs!
Environ 20 cm de neige sur Montréal, pas loin d'une trentaine dans les Laurentides et à Québec et apparemment proche du quarantaine en Estrie!
En tout cas, je sais pas si Cupidon a pu lancé quelques flèches hier, mais clairement ce matin avec le vent et la poudrerie, je ne pense pas.
Avantage: plusieurs écoles ont été fermées après que des élèves se soient retrouvés hier bloqués jusque tard dans la nuit loin de chez eux. La maman de E., qui travaille dans une école, m'a donc appelé ce matin 6h30 pour me prévenir de ne pas venir travailler. Journée off! Chouette.
Inconvénient: la poudrerie! Imaginez que toute cette belle neige fraîche ne soit pas tassée ni gelée, donc légère et facilement dispersable par le vent qui souffle à 50-60km/h aujourd'hui et vous aurez un aperçu des conditions actuelles, malgré un grand et beau ciel bleu.

Quelques photos pour illustrer le tout?

Surprise ce matin au réveil: mon vélo a l'air étrange!

Euh c'est moi où il fait plus sombre aujourd'hui. Ah ben oui, vu la neige accumulée sur le rebord de ma fenêtre, c'est pas moi!

Quand je vous disais que conduire, c'était suicidaire! Va rire lui à déneiger son char!


Une photo de la poudrerie prise par Marion LE BLOA (ici avec son autorisation).

PS: Chaque année, le Québec connaît une à plusieurs tempêtes hivernales. Tenez-le vous pour dit si vous souhaitez vous y rendre!

11.2.07

Tout est une question de dosage!

Une fois n'est pas coutume, nous allons parler aujourd'hui cuisine.
Je vous vois me regarder avec de grands yeux en vous demandant quel rapport avec le schmilblick de l'immigrant (ou la choucroute, le couscous ou la poutine c'est selon).
Hier, JF et moi, cédant aux pulsions des matchs de hockey de CBC, avons décidé de nous faire une pizza maison. Or, comme dans bien des domaines dans un couple, il s'agit d'accorder les envies de M. "Pizza Hawaïenne" avec les miennes Mme "Pizza-pâte-fine-sinon-pas-vraie-pizza-et-sauce-tomate-sinon-pas-pizza-et-pas-hawaïenne-dégueu!".
Bref, vous l'aurez compris, je suis aussi une chieuse pour la garniture de ma pizza! Mais non vous aurez surtout compris que la pizza, c'est comme toute vie de couple (mixte culturellement ou non), ça demande des accomodements.

Ouais mais, encore faut-il parler la même langue que son interlocuteur, pour arriver à trouver un terrain d'entente c'est bien mieux non? Faque, je veux vous y voir vous à tenter de comprendre ce que votre partenaire de débat vous déblatère quand il vous lance des "crème sûre", "échalotte" et "jalapenos" dans la face....

Or, voici donc, emprunter au site Recettes du Québec, une liste des termes et des substitutions d'ingrédients, qui nous permettra au moins de causer de la même chose!
Je ne mets ici que les termes que j'utilise moi-même et que mon chum a déja employé. Je vous laisse faire la lecture du reste par vous-mêmes si vous êtes curieux.

Sucre granulé ou à fruits Sucre en poudre ou semoule
Sucre à glacer, sucre en poudre Sucre glace
Ciboule ou ciboulette Petits oignons verts frais (ou ce que j'appelle des échalottes!)
Échalote
Échalote
Levure de boulanger Levure fraîche
Levure sèche Levure lyophilisée
Poudre à pâte Levure chimique (type Alsa)
Soda à pâte Bicarbonate de soude
Farine tout usage Farine blanche toute simple
Farine à pâtisserie Farine type 45
Crème sure Crème aigre
Crème 15% Crème fleurette ou liquide
Crème à fouetter, crème 35% Crème fraîche
2 cuil. de sucre + 1 cuil. à thé de vanille 1 sachet de sucre vanillé
Papier parchemin Papier sulfurisé ou de cuisson
Beans ou bines Haricots
Popsicles Sucettes
Fécule de maïs Fécule de mais ou Maïzena
Mélasse Sirop noir épais résidu du raffinage de sucre de canne
Sous-marins Pains garnis
Presto Cocotte minute
Tire sur la neige Sucettes au sirop d'érable caramélisé refroidies rapidement sur la neige
Croûtes à tarte
Abaisses de pâtes à tartes précuites
Motton Grumeau
Soya Soja
Lait évaporé Carnation Lait concentré non sucré (type Gloria)
Lait Eagle Brand Lait concentré sucré
Jell-o Gelée
Canne Boîte de conserve
Canner Faire des conserves
Moule à manquer Moule à gâteau rond et haut

Je vous l'avais dit que c'était pas simple!
En tout cas, non que nous soyons des exemples de perfections en matière d'accomodements et de relation interculturelle, quoique hihi, nous avons fini par nous rendre à l'évidence qu'une fois sorti des ananas et du jambon de l'Hawaïenne, et vider le frigo (réfrigérateur en "jfien"), on a pas mal d'ingrédients en commun à mettre.
Un peu de fromage de chèvre frais au 2 poivres acheté 2.49$ chez Segal, de la mozza en tranche, des tomates séchées au soleil, de la sauce à pizza toute prête, du bacon, du p'tit québec cheddar, des champignons "p'tits gris" de Paris, du piment doux (poivrons en "véroquois") vert et quelques minutes d'un match Senateurs d'Ottawa/Canadiens de Montréal (sur lequel nous jouiions notre avenir: l'équipe qui gagnerait serait la ville dans laquelle nous nous installerions, suite à une discussion avec une tierce personne quant à mon avenir professionnel qui pourrait bien me mener dans la capitale canadienne) en faveur des Sens.
Une boréale dorée plus tard et voici le résultat:



Franchement plus beau en tout cas que ma météorite céréalière de ce matin:


(ce sont supposément des barres de céréales aux flocons d'avoine, raisin-cannelle et miel, mais elles ont trop cuits! ouin!).

10.2.07

Leçon de promotion par Jarkaël

Jarkaël, un autre des tarés du FIC, nous a joliment produit aujourd'hui un message promotionnel et sincère (ce qui ne va pas toujours de soi, en tant que communicante croyez-moi).
On nous pose souvent à nous autres tarés du FIC la question de "qu'est-ce que LE "forum" ?". En voici une bien belle définition:
Salut à tous, un petit essai aujourd'hui sur ce que nous avons tous en comment:
le forum immigrer.com.

Le forum est un aspect de votre vie numérique.
Comme moi, vous devez probablement expliquer de temps à autre, au public de
vos connaissances non connectées, ce qu’est ce « forum » que vous fréquentez
un peu pour certains, beaucoup pour d’autres et à la folie pour les plus atteints
d’entre nous.

Drogue ? réseau social ? psychanalyse de groupe ? simple passe-temps ?
plateforme de soutien et d’entraide ? Qu’en est-il ?
Et bien pour moi, le forum c’est un peu tout cela réuni. Ce qui complique là tâche
quand il est question d’expliquer tout ceci au néophyte.

Il m’arrive de dire que le forum est une sorte de société secrète d’initiés partageant
des informations ultra-confidentielles sur la température la nuit au Québec vers le
15 janvier, ou sur où trouver du fromage des Pyrénnées à Trois-Rivière ou encore
sur la définition d’un 2 ½ en haut de triplex avec entrée laveuse.

Il m’arrive aussi d’être plus sérieux (mais rarement), et d’expliquer, par le menu
et en détails, la raison d’être du forum ainsi que nos tribales us et coutumes, mais,
autre difficulté dans l’exercice explicatif, le forum est un objet changeant, fidèle au
parcours de l’immigrant, il passe par toutes les émotions : la timidité des
questionnements d’un éventuel possible potentiel immigrant, la motivation de
l’aventureux plus affirmé, le courage du candidat avoué en début du parcours
administratif, l’impatience puis l’anxiété de l’attentiste, et souvent, le bonheur postal
de couleur brune, d’autres fois, malheureusement, la déception bien plus terne…

Loin de « second life », une fois notre seconde vie nord-américaine débutée, le forum,
dont on pensait avoir fait le tour, d’outil d’immigration, déroule de nouvelles
perspectives et devient outil d’intégration.
Avec le temps, les réponses deviennent plus fréquentes que les questions, les pseudos
font place à des prénoms, à des amis avec qui on a partagé la même expérience
anxiogène de l’attentiste, et le bonheur du projet de vie réalisé.

Notre forum est décidément bien difficile à définir… et j’ai bien peur de n’avoir
aucune solution élégante à vous proposer si ce n’est un peu poétique
www.forum.immigrer.com.

C’est sans doute le mieux ! Aller voir, découvrir, lire ou écrire, aimer ou détester.
Tellement vrai! Tellement ça!

3.2.07

Vol au-dessus de Montréal

Dimanche 28 janvier dernier, JF et moi avons pris notre envol pour fêter en grande pompe mes 25 ans et nos 2 ans ensembles.
Nous nous sommes offert un vol en avion au-dessus de la Montérégie et de Montréal.
Quelques prises de vues pour vous:

JF avant embarquement.

Mathieu, notre pilote, qui s'assure que notre avion ne manque de rien.

Houston ? On a un problème !

Houston, notre problème n'est toujours pas réglé!

La rivière Richelieu, partiellement gelée.

Le Mont St Hillaire et sa carrière

On aperçoit en dessous de l'aile, dans le creux du mont, le lac Hertel, qui est fortement relié au souvenir du père de JF.

Otterburn Park et la rue du Père Racine, avec la maison de la soeur de JF.

Finalement, quand les nuages ont fini d'embrumer Montréal, on est allé "zieuter" dans le coin.

Le Stade Olympique.

Ça vous fait pas penser à Sim City ça?


L'université de Montréal, et sa tour, plus célèbre auprès des étudiants sous le nom de "Phallus". Un grand jeu dans les initiations annuelles que de tenter d'y faire monter les premières années !

L'oratoire St Joseph, aussi imposant vu du ciel que depuis son pied!
Le frère André le voit-il de même de là où il est vous croyez?

Le centre des affaires de Montréal.


Le Saint Laurent au loin.


Le port gelé et les porte-containers pris dans les glaces.

L'ile Jean Drapeau.

On est revenus vivants!

Enfin, si vous n'êtes pas tannés encore, voici une belle vidéo pour vous !

31.1.07

Avoir 25 ans...

Avoir 25 ans dans une vie, c'est déja en soi une étape importante.
Avoir 25 ans à Montréal, Québec, Canada, quand on en a rêvé aussi longtemps, c'est particulièrement marquant.
J'ignore ce que m'apporteront mes 25 prochaines années, mais je sais que cet anniversaire là, je m'en souviendrai!
Ma chronique du FIC de ce mois-ci.

20.1.07

3 mois et plus...

À l'heure du premier bilan trimestriel traditionnel des immigrants néo-québécois, je suis bien en peine de tirer une conclusion sur ma situation actuelle versus ma situation précédente.
Je sais que je devrais me réjouir de tous les bienfaits que ma nouvelle situation m'apporte, mais comment le faire quand j'ai la simple impression de ne pas seulement avoir changé de situation mais également de vie.
Quand certains partent recommencer une nouvelle vie au Québec, moi je débute la mienne.
Premiers boulots à temps plein, et première petite entreprise aussi puisque je suis officiellement et fiscalement une travaille autonome, une freelance comme nous aurions dit en France.
Première gestion des comptes du couple aussi, où, même si on ne compte pas les sous trop non plus, on ne peut être aussi généreux que d'autres.
Bizarrement, j'ai appris beaucoup de choses en immigrant, mais pas tant sur les différences culturelles qui auraient dû m'interloquer et que sans doute mes lecteurs assidus de chroniques auraient aimé connaître, mais bien plus sur moi en tant qu'individu professionel. Oui professionnel.
D,abord parce que rebâtir un CV à la sauce nord-américaine demande une introspection plus approfondie tellement que vous avez l'impression de ne jamais pouvoir le remplir.
Ensuite parce que ici le réseautage, les liens qui vont vous ouvrir des portes professionnelles, c'est une chose de tous les jours. Vous vous vendez chaque fois que vous discutez avec quelqu'un, parce que ce quelqu'un c'est aussi un potentiel client ou employeur mais c'est surtout un réseau qui peut vous être utile.

Côté retour au pays, je suis un peu perplexe. Oh pas du Québec qui reste un pays que j'aime. Mais de mon retour. J'ai comme l'impression d'être de retour... sans décalage, sans exotisme, sans surprise aussi. J'ai eu un choc infiniment plus grand en revenant en France après un an au Québec que en revenant au Québec après un an en France. En fait, la seule chose qui m'est réellement choquée, c'est l'absence quasi totale de neige jusqu'à ce lundi où elle a commencé à tomber et n'a pas arrêté pour le moment.
Mais côté roulement des administrations, marché du travail, alimentation, expressions, relations humaines, rien. Le néant. L'absence totale d'ailleurs de sujet intéressant pour mes chroniques à ce sujet.
Laurence Nadeau me disait que mon point de vue était intéressant parce que justement je revenais au Québec après une année de décantation. Que je ne venais pas avec un oeil neuf mais avec la critique d'une personne qui a eu un recul d'une année. Certes, mais à quoi peut bien servir ce recul pour mes chroniques quand je le ressens plus comme un handicap que comme un adjuvant?
Ah les mystiques de l'inspiration direz-vous!
Oui je sais, je fais très états d'âmes de bistrot mais retrouvez donc de la Boréale auprès de vous après une presque année de disette et nous en reparlerons ensuite!
Non décidément, ce bilan trimestriel est mitigé. Ma vie est belle. La chance n'arrête pas de me sourire et j'en suis fort aise. Prenez ce phénomène étrange qui sévit autour de moi depuis quelques mois: la facilité déconcertante avec laquelle je peux charmer les gens et avoir des rabais ou des cadeaux. Un peu de bagoût, beaucoup d'intérêt (rarement feint en plus!) et mes meilleurs sourires (le plus souvent sincère) et me voila couverte d'attentions appréciables mais inattendues.
Cela avait commencé déja à quelques jours du départ quand tour à tour les potiers de ma ville m'avait qui fait un rabais qui un cadeau (une cigale diffuseur de parfum à la lavande, pour que je n'ai pas le mal du pays!).
Cela a continué avec de la laine gratuite, des minouches (gâteries) pour le chat, des brochettes d'ananas chez le dépanneur thaï, hier une pinte de cidre! JF n'en revient pas mais à chaque fois, je ne demande rien et cela me tombe du ciel! Mon étoile est bien active et je la remercie infiniment!
En fait, je pense que je sousestime ma situation. Sans doute que j'aurai bien plus à en dire que je ne le crois mais comment en être sûre ? En me jetant à l'eau, probablement. Mais pour faire quoi? Lister les bienfaits et les bonheurs de ma vie actuelle versus celle que j'avais en France. La liste serait longue mais inutile, je le redis ma vie ici est nouvelle, pas par le pays, mais par l'épisode de vie qu'elle représente. Lister les malheurs et les manques de cette vie-ci ne serait pas plus éloquente d'ailleurs.
Non en fait, mon bilan n'est pas mitigé, il est serein, il est quotidien, il est normal. Ni hauts ni bas particuliers inhérents à ma situation d'immigrante. Juste un lot quotidien d'angoisse pour une jeune travailleuse autonome fraîchement diplômée et sortie des bancs de l'université. Rien que de très banal sans doute!

En tout cas, ce bilan des trois mois salue néanmoins le dynamisme de mon réseau avec l'arrivée mercredi de cette chère Valentine (Trip autour du Québec et Trio européen), la présence encore active de Adrien et de Valérie et l'ajout en cours de route de Benjamin L. et de Olive (tous ACLiens, frères de galère, de beuveries, de "accollades" et de bancs universitaires)... Bonne année les néo et les anciens, à quand la petite binouse niçoise?

10.1.07

La langue québécoise, cours 101 et 102

Tout d'abord chers amis lecteurs, bonne année 2007, qu'elle vous apporte joie, bonheur, amour, argent, travail, enfants, bref tout ce que vous souhaitez et plus encore.

Je vous fais part ici de ma nouvelle chronique, qui porte sur la parlure québécoise.
Vous la trouverez en cliquant sur le lien suivant: http://www.immigrer.com/chroniques/Parlure-quebecoise-_-le-lexique-et-la-grammaire.html
Elle fait suite à la première publiée ici: http://www.immigrer.com/chroniques/La_parlure_quebecoise_la_prononciation.html

En cliquant également sur le titre de ce message, vous aurez la possibilité de lire et de relire mes précédentes chroniques et n'oubliez pas que vous avez toujours la possibilité de me faire part de vos commentaires en cherchant dans la liste des mots-clés le terme "chroniques" !
Bonne lecture à tous!

26.12.06

Noël 2006

En ce beau matin de boxing day ou soldes d'après Noël, je reviens vous souhaiter un Joyeux Noël à nouveau, un bon bout d'an et j'espère que vous avez été gâtés.
Je dois dire que dans mon cas, j'ai eu beaucoup de chances. Outre les cadeaux plus fabuleux les uns que les autres, j'ai la joie et la chance de passer un noël réellement féérique.
Partie passer le réveillon dans la famille de Nelson, le beau-frère de JF, nous nous rendons à la messe de minuit (en fait à 10h) entendre une partie de la famille chanter dans la chorale. Imaginez donc ma tête moi qui ne connaissait de la communion que le terme et non le rite. Mais l'église de St Hillaire est si chichement décorée intérieurement par feu Borduas enfant de la paroisse et les voix représentant celles des anges m'ont pas mal aidé à ne pas me sentir décalée.
Par ailleurs l'officiant a fait une magnifique homélie, parlant non de Dieu mais d'une étoile qui brille très haut dans le ciel pour nous. Très drôle tout de même que depuis des années je réponde que je ne crois en aucune forme de Dieu, Allah, Boudha, Jehovah, Yavhé mais juste en ma petite étoile... En tout cas, j'ai beaucoup aimé la métaphore. Ainsi que la parabole qu'il nous conta:
Un jour un vieux sage d'entre les plus sages se promenait le long d'une plage. Il aperçu au loin une personne qui semblait danser dans la fleur des vagues. Il décide de s'en approcher pour lui demander la cause de cette si grande joie, lui qui trouve que les hommes manquent singulièrement de joie en ces temps-là.
Mais en approchant, il se rend compte que la personne ne danse pas. En réalité, le jeune homme qui se tient là s'accroupit, ramasse à ses pieds une étoile de mer et la rejette loin dans les vagues. Le vieil homme lui demande alors: "Mais que fais-tu là mon fils?".
"Ces étoiles de mer ont râté la marée basse grand-père, je les ramasse donc pour les rejetter à la mer avant qu'elles ne meurent."
Le vieillard regarde la plage et sur des kilomètres il aperçoit des milles et des milles d'étoiles échouées. À leurs pieds même, il en compte 1000 au moins. Il dit alors "Mon fils, tu perds ton temps. Regarde autour de toi, à tes pieds même, il y a tellement d'étoiles que tu ne les sauveras pas toutes. C'est inutile ce que tu fais, tu ne changeras rien".
Le jeune homme le regarde alors et sans mot dire, se baisse à nouveau, prends une étoile de mer et la jette loin dans les flots. Puis ajoute "Pour celle-ci, ça change tout! Pour les étoiles que je ne parviendrai pas à sauver, cela ne changera rien, mais pour celles qui vivront, ça changera tout!".
Le vieillard s'éloigne doucement en méditant ses paroles. Toute la nuit il y repense et au matin, quand la marée de l'aube s'est retirée, le vieillard descend sur la plage et va à son tour cueillir les étoiles échouées pour les remettre à flot, persuadé lui aussi qu'être un acteur du monde change tout pour ceux qui reçoivent nos actions.

Ainsi, à la fin de son homélie notre bon prêtre a pris le parti de nous inviter, en ce temps de fêtes et de célébrations du bonheur, de penser à une façon de voir monter dans les yeux des gens qu'on aime cette étoile qui change tout. Et les servants de la messe ont ensuite distribué des étoiles en papier en nous conviant à les placer dans nos poches pour nous rappeler de mener cette tâche à bien chaque fois que nos doigts iraient rencontrer cet astre symbolique.

La suite de la veillée s'est ensuite déroulée pour nous dans la maison familiale de Nelson avec sa Mum et son Dad. Cette famille irlandaise d'origine est installée à St Hillaire depuis très longtemps et compte pas moins de 6 enfants qui ont eu à leur tour entre 2 à 6 enfants chacun. Autant dire que le père Noel qui est venu nous visiter ce soir-là en eut un paquet d'enfants sur ses genoux vieillis. La marée de cadeau était titanesque. Et tous ont reçus avant tout des cadeaux utiles "futiles". Vous savez ces cadeaux dont vous n'avez pas besoin a priori mais qui vous serviront toujours (tuques, mitaines, foulards, chaussettes, chandails de laine, service à café, carte cadeaux pour l'essence pour vous rendre à Québec au jour de l'an pour fêter avec les enfants installés là-bas, chocolats et cadeaux en pagaille et conserves faites par les petits enfants).

Cette veillée a fini bien tard après la naissance du roi de cette fête puisque nous nous sommes couchés vers 4h30 du matin. Le lendemain c'était fête chez un cousin de JF où la petite dernière de la famille a eu toute ou presque la collection des objets Dora. Et a compris à son 10ème cadeau que le monsieur épeurant tout de rouge vêtu était une distributrice automatique de cadeau lol...

Ce matin enfin, après un réveil au son des "mii, miiiii, mi" de Sanzô-sama (il ne sait toujours pas miauler correctement!), on a eu la surprise de voir enfin la belle neige recouvrir Montréal! Joie, bonheur et amour :p

Pour la liste de nos cadeaux fabuleux, on sait qu'une partie arrive encore pour le 31 décembre quand Christian (frère de JF) et Solange seront avec nous, mais en voici le début déja (on a vraiment dû être supers sages ou on a plutôt une super famille qui nous aime ):
- une machine à expresso
- un bloc de couteau de cuisine
- des savons Yves Rocher
- un service à escargot (yerk, ça c'est pour JF)
- une boîte d'escargot (voir ci-dessus)
- des chocolats en pagaille par la maman d'Emma, celle d'Éloi et ma maman à moi
- du café par Chantal et Nelson et Julie (ma RSG) et Christian ainsi qu'une tasse thermos par eux aussi
- des cartes de voeux
- des verres par Marie (maman JF)
- des gants pour JF (Sa soeur et sa mère) et une écharpe (sa mère)
- un bloc pour le téléphone (carnet adresse + carnets messages) par Marie
- un cadre photo Snoopy par JF pour moi
- un playmobil pirate à JF de moi (private joke :p)
- des gâteaux, du ketchup maison, de la sauce rouleaux de printemps maison, de la confiture de fraises maison, de la gelée de pommes maison et du creton maison par la maman de Nelson et en vrac les petits enfants Jason, John, Marie-Andrée, Myriam, Pierre-François, François, Sarah-Jeanne...

et un excellent Noël grâce à tous ces gens merveilleux qui nous ont accueillis, souris, fait rire, diverti, nous ont ouvert leurs bras et leurs coeurs!

Ouf... bon ben plus qu'à trouver une place pour chaque chose... Un joyeux temps des fêtes encore et plein de bonnes choses pour vous aussi, où que vous soyez, qui que vous soyez, quoi que vous croyez!

10.12.06

Cette nuit...

Alors que nous rentrions de notre repas avec la famille Scrogn-Guinness dans le beau taxi que nous avions commandé (non pas au barbu en rouge, juste à la compagnie de taxis), nous avons eu l'immense plaisir de rencontrer un chauffeur de taxi plein de finesse et de doctes histoires.
Il nous en a raconté deux fort sympathiques que voici:
  1. Un couple très amoureux, d'un amour pur que la langue arabe dirait être un "amour âme à âme", rencontre un jour un génie qui leur dit "je suis jaloux de l'amour que vous avez l'un pour l'autre" et se tournant vers l'homme il ajoute "je vais transformer ta femme en oiseau mais tu pourras choisir le cycle de sa vie restante durant laquelle elle sera transformée en oiseau. Il lui reste à compter d'aujourd'hui 60 ans à vivre, à quel moment veux-tu qu'elle soit transformée".
    L'homme doit choisir si sa tendre aimée sera transformée durant 30 ans en oiseau puis les 30 années suivantes en tant que femme, ou bien 1 an, 1 mois, 1 jour, 1 demi-journée. Une fréquence qu'il doit choisir et qui durera toute sa vie.

    À sa place, que choisiriez-vous?

    JF et moi avions opté au départ pour une demie-journée et pour la nuit, afin de faire nos affaires humaines de jour et les affaires d'oiseau de nuit.
    J'ai par la suite opté pour une négociation avec le génie en demandant au préalable de pouvoir être transformée en oiseau en même temps que lui (sans doute un vieux relan de Ladybird qui m'avait un peu traumatisée!).
    Notre bon conteur nous a aussi fait part des réponses qu'il avait eu:
    • Une vieille dame de 75 ans avait proposé que l'amoureux soit transformé en oiseau durant les 30 dernières années de sa vie "pour ne pas avoir à dealer avec les maladies de la vieillesse".
    • Une jeune fille toute piercée avait dit que peu importait le temps, si c'était un amour véritable elle l'aimerait tout autant
    • Un homme pragmatique avait opté pour une transformation de nuit, afin que sa femme l'aide de jour à payer les factures
    • Un autre homme lui avait opté pour la journée en oiseau, afin que son adorée puisse le rejoindre le soir à ses côtés et lui raconter tout ce qu'elle aurait vu avec ses yeux d'oiseau dans sa vie diurne.

    Finalement, notre homme nous indique juste que cette histoire, il l'a inventée pour son fils et que la réponse qu'il avait donnée était la suivante:
    "L'homme répondit: demandes-lui à elle quand elle voudra être un oiseau. Moi je l'aime et je l'aimerai pareil, je ne peux pas faire ce choix à sa place, mais je peux continuer à l'aimer." Ainsi donc, si tu aimes tes amis, tu les aimes pour ce qu'ils sont et non ce que tu voudrais qu'ils soient. Laisses-les donc faire leur choix, tu ne les perdras pas pour autant.


  2. La seconde histoire se passe il y a très longtemps. Un peuple avait usé et abusé des bonheurs de ce monde et tous étaient blasés. Un conseil de sages se réunit pour discuter de la question et permettre de rendre au peuple un peu de bonheur. Il advint cependant durant ce concile que les hommes n'étaient plus aptes à apprécier le bonheur à sa juste valeur et qu'en être privés seraient sans doute plus bénéfique. On en vint donc à se deander comment cacher le bonheur et permettre seulement à ceux qui sauraient l'apprécier de le retrouver.
    Un sage proposa qu'on l'insère dans une chappe de plomb qui serait coulée au fond du profond océan. Le doyen des sages, et le plus sages d'entre eux, dit "Oui mais dans quelques siècles, les hommes auront inventé des machines pour aller sous l'eau et trouveront le bonheur sans avoir appris à l'apprécier. Nous déplacerons le problème dans le temps, mais nous ne le règleront pas".
    Un second sage se leva et proposa qu'on enterre le bonheur dans le désert. Personne n'irait chercher le bonheur dans le désert, où rien ne pousse ni ne vit. Mais le vieux sage eut une vision lui montrant les hommes dans des machines roulantes qui découvriraient le bonheur sans avoir appris à l'apprécier.
    Un troisième sage proposa que le bonheur soit envoyé sur la lune. Mais le vieux sage leur apprit que dans plusieurs siècles, les hommes auraient trouvé la technique de voler dans les étoiles sans jamais avoir appris à apprécier le bonheur.
    Comment feriez-vous vous pour cacher le bonheur et permettre à ceux qui sauraient l'apprécier de le trouver?

    Très pragmatique, je dis alors à notre chauffeur : je le briserai en autant de morceaux qu'il y a d'êtres humains et je l'insèrerai dans chacun d'eux. Et que chacun de nous porterait en soi le bonheur qu'il recherche et devra apprendre à apprécier le bonheur pour bénéficier de ce morceau en lui.
    La réponse finale est en effet celle-ci. Et il nous ajoute que le bonheur sera d'autant plus grand que nous saurons le partager à plusieurs et que les gens qui ne savent pas l'apprécier ne le trouveront jamais nulle part, quelle que soit la partie de la planète où ils iront.
    Fort à propos n'est-ce pas pour les immigrants que ce magnifique conteur et moi-même sommes?
À défaut de ne pouvoir le revoir et entendre encore une de ses histoires, je lui souhaite par le biais de ce billet d'avoir en lui tout le bonheur qu'il souhaite et de continuer à le partager ainsi au gré de ses courses nocturnes avec ceux qui sauront apprécier sa sagesse et son talent!

3.12.06

Première neige et chocolat

Dimanche 3 décembre, Montréal a connu sa première neige. Après le petit film posté ici, je suis partie avec JF profiter de la douceur de cette journée et surtout de ces petits flocons.
Respirer enfin l'air enneigé, redécouvrir la quiétude d'un paysage enneigé et savourer le crissement du tapis sous le pied (oui me voila rendue monopode!).
En passant par le Parc Lafontaine, nous avons aperçu des résistants de dernières minutes, des arbres dont les feuilles rouges subsistaient sous la neige. Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre part à leur lutte:


La suite de notre périple nous a amené dans une boutique sur St Denis particulièrement apprécié des dents sucrées gourmandes.
Imaginez-vous un endroit où tout ce que vous commanderez ou presque sera exclusivement à base de ... chocolat! Eh oui, si la fève de cacao vous régale sous toutes ses formes (chaud, froid, boissons, gâteaux, dégustations, shooters ...), rendez-vous à Juliette et Chocolat.
Jf et moi avons pris un Brownies ainsi que deux chocolats noir mi amer classiques (et avec un supplément de crême fouettée). Nos foies n'en prendront probablement plus avant un bout, mais le chocolat ce jour-là, c'est sûr qu'on a trouvé ça bon !


Des nouvelles fraîches...

...C'est le cas de le dire.

Bon après vous avoir annoncé que l'hiver s'en venait suite à ma vidéo de Tic et sa baguette, je peux enfin le dire officiellement: c'est l'hiver.
Pour en juger par vous-mêmes, je vous laisse découvrir le dernier film en date:

Aussi visible ici: Première Neige

À part ça sinon, hier je me suis rendue chez Val avec JF pour assister à ma première game de hockey à la TV. Le Canadien de Montréal contre les Maple Leaves de Toronto. Résultat du match: 4-3 en faveur des canadiens, par les tirs de barrage.
Évidemment, ça fait pro dit comme ça mais je suis loin de l'être.
Imaginez d'abord que durant mon année 2004-2005 ici, c'était le Lock Out (la grève) des joueurs de la ligue, donc je n'ai pas vu de match.
Mais j'en ai entendu parlé et j'ai assimilé des termes sans trop avoir eu le temps de les voir.

Hier donc, installée devant RDS, je regarde les hockeyeurs patinaient après une rondelle que je ne voyais d'abord pas sur la glace. M'a fallu du temps et de la concentration avant que mes yeux arrivent à peu près à suivre ce petit truc qui fuse!
Et je demande donc ce que veulent dire les lignes bleues (délimitant les zones respectives des équipes), les cercles de remise en jeu etc.
C'est étrange comme on peut se rendre compte, au même instant qu'on le vit, qu'on vient d'attraper un virus. Pas celui du hockey, bien que ce soit agréable à regarder, et en ce sens je comprends mieux certains qui disaient que le soccer était pas mal plus lent, mais le virus d'un sentiment de collectivité.

Déja récemment, je me suis surprise à dire chez nous en parlant du Québec. Mais voila maintenant que comme la plupart sinon tous les québécois, je ressens une ferveur partisane aux événements collectifs. Débile? Signe d'intégration?
Je sais pas, mais en tout cas, j'aime ça hihi...

23.11.06

L'hiver arrive...


Tic fait ses provisions de l'hiver! à voir ici

Cela faisait plusieurs semaines que je tentais de filmer ce remake du pique nique de Donald sans succès.
Heureusement, ce matin, Sanzô sama a miaulé devant la fenêtre et j'ai pu capturer cet instant drôle mais annonciateur de l'imminente arrivée de l'hiver!

La parlure québécoise comparée... (1)

Hier, en pleine opération "Gardons les petits monstres endormis", je trouve dans la bibliothèque des parents d'Emma un ouvrage qui me laisse assez perplexe.
À la fois cohérent dans certains de ses propos et trop maudit français dans d'autres.
Ce livre c'est ... Le québécois de poche, méthode Assimil. Je lui pardonne le fait que la version originale soit allemande et que par conséquent les remarques sur certaines prononciations sonnent croches (tordues).
Cette version date de 1998, année d'immigration de la famille d'Emma, et porte en couverture un trappeur en chemise carreautée rouge (sic), tuque en fourrure de raton-laveur façon Davy Crocket (re sic), barbu roux aux yeux bleux.

Néanmoins, l'ouvrage commence par cette première considération pas banale pour les futurs arrivants au Québec: si "officiellement le Canada est un pays bilingue." où "l'anglais et le français se valent" (p. 5) et devraient se retrouvés également sur tout le territoire, dans les faits, plus vous irez vers l'Ouest et la douce Vancouver, moins vous pourrez vous servir et vous faire servir en français!
Cette première remarque affichée, nous pouvons donc ensembles découvrir les spécificités de la langue de Nelligan.

Prononciation:

La deuxième remarque judicieuse de cet ouvrage qui passe de mauvais goût à réflexion logique:
NE PAS TENTER DE PRENDRE L'ACCENT QUÉBÉCOIS DEVANT LES QUÉBÉCOIS.
D'abord parce que cela sonnerait tellement horrible que vous auriez juste l'air d'un gros Laurent Gerra débile, ensuite parce que vous les vexeriez et ce serait bien fait pour vous. Si un "Criss de maudit français" surgit à ce moment-là, vous pourrez pas pleurer qu'ils sont racistes...

- L'affrication: ce phénomène linguistique correspond à l'ajout d'un son [s] ou [z] après un t ou un d , selon une règle assez précise: uniquement avant un i ou un u.
"Que dis-tu?" deviendrait à peu près "Que dzi tsu?"
C'est néanmoins très subtil chez la jeune génération et JF n'a que guère cette manière de parler. Peut-être est-ce dû au fait qu'il soit madelinot (donc plus proche des Acadiens qui ont un autre accent).

- Les voyelles nasales diphtonguées: nos voyelles nasales telles que an, in, ei, etc. sont parfois doublées. On trouve ainsi: neige= neyge, banque=bawnque.

- Moi, Toi et Roi semblent (selon l'auteur de cet ouvrage) avoir conservé la prononciation d'avant la Révolution Française. Ainsi, ce bon Louis XIV aurait dit "le rwé c'est mwé".
On trouve par ailleurs en bande dessinée notamment mais ailleurs aussi une orthographe de moi, toi et roi assez sympathique mais très populaire en moé, toé et roé, qui ressemblerait peu ou prou à la prononciation que mon ami Stephane, fier d'avoir grandit dans le quartier populaire de Saint Henri à Montréal, a encore parfois!

- Toujours ce bon Stephane, qui pendant près d'une année, a tenté de m'inculquer le a québécois. Il ressemble plus à un o fermé et bas. Une phrase telle que "moi, je te dis" devient (avec le phénomène des emphases sur les pronoms personnels) "moé-lô, chte dzi".
Ah ah, que vous avez l'air drôles à tenter de le dire! Je ne vous répète pas ces mots pour vous ouvrir la porte de l'accent québécois. Je vous permets d'avoir les clés pour le comprendre!

Vocabulaire:

On retrouve dans le vocabulaire québécois plusieurs sources d'influence qui lui donne ses belles lettres de noblesse: les archaïsmes, les anglicismes (purs, traduits ou naturalisés par la prononciations, les emprunts syntaxiques), les québécismes (néologismes propres à décrire la réalité particulière du Québec) et les apports des langues autochtones (souvent liés à la nature). Dans certaines régions, on trouvera également des influences acadiennes.
D'autres phénomènes existent tels que ce que Narriman appelerait "les mots travestis". Commençons par le début:

- Archaïsmes:
Ce sont en général des mots qui étaient en usage en France au XVI-XVIIe siècle que le jacobinisme et les normes de la bourgeoisie de la Révolution Française ont contribué à faire tombé en désuétude (plus employés quoi!).
Outre les formes de conjugaison telles que aller 1ere pers. sing. au présent simple "j'vas" ou la conjugaison de croire au présent en "j'crés, tsu crés, i cré" (il et elle devient en bon gros joual- c'est à dire en bon gros langage populaire- i et a), on trouve également des mots qui n'ont parfois plus aujourd'hui court en France et qui sont pourtant tout à fait à date ici:

un char -- une voiture
un chandail -- un pull
une chandelle -- une bougie
jaser -- parler, discuter
s'en venir -- devenir
les vidanges -- les ordures
embarrer -- enfermer
parlure -- manière de parler, vocabulaire parfois
cogner, toquer -- frapper
tantôt -- bientôt, tout à l'heure (dans le passé ou le futur!)
mitaines -- gants ou mouffles
boucaner/boucane -- (en)fumer/fumée
débarrer -- ouvrir
astheure -- à cette heure arch. astüre

- Anglicismes:
Ces termes ont souvent été introduits par le commerce ou l'industrie et la longue fréquentation forcée des francophones dans le milieu du travail avec les termes et expressions sans équivalents (encore) en langue française (notamment dans le domaine des mécaniques!).

bye -- au revoir
oakie dou -- d'accord
c'est l'fun -- c'est chouette, c'est drôle, c'est amusant
c'est cute -- c'est mignon
la toune -- la chanson (ang. tune)
le tip -- le pourboire
la napkin -- la serviette (en papier) (ang. napkin)
le trimp -- voyou, ivrogne (ang. tramp - jamais entendu encore !)
le sink -- évier (ang. sink)
le chum -- l'ami, le petit ami
le coat -- le manteau
la joke -- la blague
la break -- la pause
splitter -- partager, séparer, fendre
avoir un flat -- avoir une crevaison (un pneu flat - à plat quoi !)
toffe -- dur, difficile (ang. tough)

Parfois, ce sont des traductions presque littérales de l'anglais que l'on rencontre telles que:

bienvenue -- de rien (ang. you're welcome!)
liqueur (douce) -- des boissons sans alcool type soda (ang. soft drinks)
centre d'achat -- centre commercial (ang. shopping centre)
assiette froide -- assiette anglaise (ang. cold cut platter)
crème glacée (molle) -- glace (italienne) (ang. ice cream)
magasiner -- faire des courses, du shopping (ang. to shop)
surtemps -- heures supplémentaires (ang. overtime)
tanker -- remplir, faire le plein (d'essence) (ang. tank réservoir)
caller -- appeler
le thipot -- le pot à thé, la théière (ang. tea pot)
le suit -- le costume
être slow bine -- être lent

Mais les meilleures pour moi restent ce que Assimil appellent des naturalisations phonétiques!

bécosses -- toilettes initialement extérieures (ang. back-house)
slaque -- relâché, relaxé (ang. slack)
paparmane/poporman (dixit JF aux iles de la Madeleine) -- pastilles de menthe (ang. peppermint)
la clotche -- embrayage (ang. clutch)
souompe -- marécage, marécageux (ang. swamp)

Dans les influences de l'anglais on trouve enfin une dernière catégorie: les emprunts syntaxiques, c'est à dire la tendance à formuler les phrases sur le calque anglais tel que "la fille que je sors" pour "the girl (that) I go out with".

- Québécismes:
Ce sont des innovations lexicales rendues nécessaires pour pouvoir exprimer les réalités du Québec.

un bleuet -- une espèce de grosse myrtille, spécialité du Saguenay, Lac St Jean - on appelle parfois aussi les saguenéens des "bleuets grandeur nature" mais à confirmer avec Cocottes.
une bleuetière -- un champ de bleuet
une bibitte -- insecte
une tabagie -- un (marchand de) tabac
un dépanneur -- certains diraient "le rebeu du coin" (hein Anna!), d'autres un "Seven Eleven 7/11) (hein capt. Boon!), tout simplement une épicerie où on trouve presque de tout et qui est ouvert presque 24h/24.
un traversier -- un ferryboat, un bac
un orignal -- l'élan d'Amérique du Nord
une blonde -- une petite amie
une molle -- une bière (jamais entendu!)
fret(te) - froid (en hiver, i fait fret/frette)
une balayeuse -- aspirateur

- Autochtonismes:
De même que pour les québécismes, il s'agissait de trouver des termes pour exprimer des réalités inconnues en Europe. Les premiers colons français ayant eu de nombreux rapports et contacts avec les premières nations, l'influence lexicale a donné aux québécois des termes souvent topographiques, fauniques ou floraux:

Québec -- là ou le fleuve rétrécit (kebbek ou kebekk)
Canada -- habitation, colonie, village (?) (Kanada)
Abitibi, Chibougamau, Gaspé, Magog -- noms de villes
un ouananiche -- saumon d'eau douce
un ouaouaron -- gros crapeau (je crois que en anglais c'est un bullfrog, à confirmer)
un ouapiti -- wapiti
une ouache -- quartier d'hiver
tépi -- tipi
un machecouèche -- un raton laveur (surtout dans les zones acadiennes)

- Acadianismes:
Dans les régions francophones du Nouveau-Brunswick, les Iles de la Madeleine et les autres rivages qui virent les acadiens, on trouve des influences syntaxiques ou de prononciation typiquement issues de ce peuple.
Ainsi, l'auteur nous explique en premier lieu que le son [k] (coeu, cu, que, qu) se prononce parfois [tch]. Coeur devenant alors "tcheur". Les sons [ti] et tié subissent la même transformation en tchi et tchié. La pitié devient donc la pitchié. Honnêtement, j'ai entendu des acadiens du Nouveau-Brunswick lors de la veillée mortuaire de l'oncle de JF (c'était un Turbide du Nouveau-Brunswick, la famille Turbide étant une vieille famille acadienne dont on retrouve les traces avant le grand dérangement de 1755 dans les registres paroissiaux acadiens) et je ne saurais dire s'ils parlaient vraiment comme ceci. J'ai plus été "impressionnée" par les termes anglophones et francophones qui se téléscopaient vraiment:
Une soeur de la veuve et tante de JF racontait une histoire que sa soeur avait vécu en arrivant au Nouveau-Brunswick peu de temps après son heureux mariage avec un acadien. Elle rencontre alors une fille qui la regarde et lui dit "T'as une belle skirt, a aime la way qu'a héng"... Essayer de deviner, je vous donne la réponse à la fin de l'article.
D'autres mots acadiens?

l'aïde/ayide -- l'aide
amounetter -- cajoler, calmer, caresser, dorloter un enfant
le bonhomme cavèche -- une marmotte ! J'adore!
brocher -- tricoter
le burgau/borgot -- klaxon, avertisseur
être cagou -- être triste
la chacote -- dispute
la cravate -- une écharper (un foulard en québécois :p)
le galopeur de femmes -- est-ce vraiment utile de le dire? Oui? bon un coureur de jupons!
la gorlèze -- la putain, la marie-couche-toi-là, la fille facile quoi!
le madouesse - le hérisson (excellent aussi :p)
le margout/margot -- le fou de bassan (un oiseau)
le tet -- le toit

- Les mots travestis.
Ce terme n'a rien d'officiel et Assimil n'en parle presque pas. Pourtant, Narriman, l'auteure de ce néologisme fort sympathique, l'a remarqué autant que moi, il y a de nombreux mots ici au Québec qui n'ont pas le même genre que là-bas en France. Outre les fautes qui font dire à certains "une avion" au lieu d'un avion, d'autres sont pourtant explicables:

aller à la gym en France -- aller au gym(nase) au Québec
gagner au loto -- gagner à la loto (loterie) bien que je ne l'ai pas encore entendu, je suppose que cela doit être cela.

Voici pour la première partie de ce passionant voyage dans la parlure québécoise. La neige s'en venant maintenant, j'aurai le loisir à plusieurs reprises de vous faire part des termes propres à cette fantasmagorique saison, telle que la bordée, la poudrerie, l'habit de neige, la tuque etc!

Réponse à : "T'as une belle skirt, a aime la way qu'a héng"
Tu as une belle robe (ang. skirt), j'aime la façon/la manière (ang. way) qu'elle tombe ( ang. to hang pendre).

22.11.06

La blogosphère

Tranquillement installée devant mon ordinateur, je lis un mini débat sur la perte d'anonymat par la blogosphère. Mon amie Narriman explique combien elle a trouvé bizarre d'être reconnue par une personne qu'elle ne connaissait pas mais qui la lisait sur son blog et sur le FIC. Je m'étonne moi aussi quand une personne m'avoue qu'elle m'avait reconnue dans une épicerie de la rue Mont-Royal avec JF.
Et la question de Linda: est-ce que cela nous dérange pas d'être ainsi l'objet d'un voyeurisme non intentionnel?

Je réfléchissais donc à cette question lundi soir en me faisant le tour de la ligne orange (côte-vertu à mont-royal, c'est long en tab....). Je me dis que effectivement, à la vue des statistiques de fréquentation de cette semaine que m'a envoyé site meter, il y a dans le lot un bon paquet de gens dont je ne suis pas certaine de l'identité.
Certains sont marqués géographiquement, comme le capitaine au long court Boon sur sa grande muraille. Je peux en soupçonner quelques-uns sur la Côte d'Azur et vers Marseille, éventuellement sur Montréal. Mais lorsque je vois que j'ai des lecteurs au Texas, en Alaska ou au Maroc, là je suis moins sûre!
Dans ce lot là, il y a donc sûrement des apprentis voyeurs qui font leurs armes, inconsciemment je n'en doute pas :p, grâce à cette petite lucarne qu'est mon blog.

Évidemment, si je ne voulais pas être ainsi exposée, je n'alimenterai pas le traffic internet de mes inepties et de mes découvertes farfelues. Si je redoutais d'être découverte par mes dires, d'être reconnue, je ne serai pas la propriétaire de cet espace virtuel sans doute.
Nous créons souvent cet espace pour ceux de notre famille et de nos amis restés au loin et qui ont ainsi l'infime possibilité de nous lire et de partager, même virtuellement, même à distance, les joies et les peines, les chocs et les acceptations, les découvertes et les dégoûts de cette nouvelle vie qui s'est offerte à nous.

Nous agrémentons nos pensées de photos, comme pour recréer cet espace qui nous entoure et permettre aux plus visuels des nôtres de s'imaginer à nos côtés.
On se rend compte aussi qu'il est difficile de passer aux cribles des mots ce que nous ressentons, parce qu'il ait des expériences indescriptibles.
J'imagine sans peine le sentiment qui étreint un nouvel arrivant lorsqu'il aperçoit enfin le panneau "Bienvenue au Québec" de l'aéroport PET. Je l'imagine parce que je l'ai vécu. Le coeur qui bat dans les oreilles, les papillons dans le ventre et la gorge, les mains moites ou qui tremblent, une légère euphorie. Peut-être que vous arrivez à ressentir au travers de mes mots ces sentiments, mais seules les personnes qui l'auront vécu seront aptes à les ressentir vraiment...

Et pourtant, quand nous sommes dans la situation d'attente, de stress, de veille de départ, cela nous rassure de lire quelque part que d'autres ont vécu pareil. Et en ça, la blogosphère est un formidable outil. Je me souviens de la description que j'avais lu il y a 2 ans sur le principe des blogs : "des journaux intimes électroniques, des journaux de bord virtuel" et finalement c'est tout à fait ça.
Je n'écris pas pour la gloire d'être reconnue (et en ce sens je crois que je peux remercier llaorae qui n'a pas osé entrer dans ma vie réelle lorsqu'elle m'a reconnue, cette timidité fort polie est appréciée à sa juste valeur, même si cela m'aurait fait plaisir sans doute de la rencontrer!), pas même pour laisser une trace indélébile dans la vie de mes lecteurs (je crois que hormis le capitaine de la grande muraille, personne ne m'a jamais dit que je l'ai traumatisé au point qu'il ne m'oublie plus lol- j'te niaise !), mais pour leur offrir un ancrage, un compagnonnage, en leur présentant mes expériences et libres à eux d'en retenir ce qu'ils souhaitent.
Et puis pour me souvenir (n'est-ce pas, après tout, la devise de ce bout de terre: Je me souviens?) de ce que j'ai vécu, au long court moi aussi.
Un peu comme ces cahiers de Cartier qui nous font état de son tour dans les Aynes (Iles de la Madeleine), ou de sa découverte d'Hochelaga (village sur l'Ile de Montréal). Sans eux, nous n'aurions pas su quel chemin il emprunta.
Sans mon blog, mes amis et mes parents ne sauraient pas par quels chemins je passe.

Au final, le voyeurisme qui accompagne cette exposition est globalement (mais les fous sont partout donc peut-être que parmi vous lecteurs, un fou se traine... My God, ça y est, me suis fait peur toute seule, c'est malin!) involontaire. Elle se veut destinée d'abord à une cible et si elle est plus large, tant mieux ou tant pis, c'est selon.




Dans un autre registre, me voila la joyeuse gardienne d'une troupe d'enfant:
- Emma 2 ans et demi et son sourire coquin,
- Éloi, 10 mois et son visage poupin,
- les amis de Comme chez Mamie et leurs caractères propres et si câlins,
- Sanzo, adorable boule de poil qui m'empêche de lire et préfère chercher Charlie (à la grande expo, que j'ai acheté au Salon du Livre de Montréal vendredi dans le cadre des Marmots et que j'ai fait dédicacé par Charlie lui-même !) à ma place:


L'histoire ne dit pas si Sanzô a fini par trouver Charlie, Pouah, Félicie, Blanchebarbe et Ouaf....

Par ailleurs, je débute prochainement une nouvelle catégorie de messages. J'ai lancé l'idée avec des amis, qui ne lisent d'ailleurs pas forcément ce blog les méchants!, et qui doivent venir au Québec ou faire acquisition d'un APN prochainement: les lignes de bus et de métro en photo.
J'explique rapidement. Chacune des 3,5 lignes de métro (merci Narri) de Montréal ont été décorées par un artiste. Je vais donc descendre à chacune des stations prendre des photos de ce monde souterrain. Ensuite, j'irai faire dans mes heures perdues le tour des lignes de bus. En choisissant entre les différentes lignes de la STM et leurs directions respectives, ceux qui auront envie de participer et moi-même descendront à tous les arrêts et feront des photos du quartier. Nous découvrirons ainsi un bout de ville inconnu ou non et exerceront nos piètres talents de photographes amateurs.
Si il y en a parmi vous que cela tente d'essayer, n'hésitez pas à me le faire savoir par un commentaire ou un mail!

Plein de bonnes choses à vous autres, moi je dois aller m'acheter (enfin depuis le temps que je le dis quand même) des patins à glace et récupérer au stade Olympique le duplicata de ma carte de RCR (formation premiers soins) qu'il me manque dans mon dossier de gardienne avertie hihi.

PS: Électeurs et citoyens français et azuréens (ou non), peut-être suivez-vous les actualités de la Nissa bella? Peut-être avez-vous une idée de votre candidat pour les prochaines élections municipales? Pour vous informer, vous faire une idée ou pour soutenir votre candidat préféré : http://www.nice-premiere.com/?vo=15#sondage (lisez avant et votez ensuite ! lol)

7.11.06

Montréal, 1 mois plus tard...


Suivez le guide et visitez mon appartement montréalais...
Également disponible en cliquant ici


Cela fait maintenant un mois que je suis arrivée à Montréal.
Beaucoup de choses et si peu à la fois à vous raconter.

Les démarches de l'arrivée se sont faites assez vite finalement, hormis pour la fameuse carte soleil qu'il nous a fallu attendre un peu. J'ai également reçu enfin ma carte de RP qui ressemble à ceci:

Sauf que moi, j'ai pas eu le droit de sourire!

À part ça, j'ai commencé à travailler un peu. Pas grand chose, du moins pas assez pour dire que j'ai un salaire, mais assez cependant pour faire valoir une expérience professionnelle au Québec. Bon évidemment, je peux pas dire que c'est dans la com, mais j'ai un peu choisi aussi de ne pas postuler dans les postes en communication.

Je redécouvre aussi les bonheurs de la culture nord-américaine et du téléphone à 25 sous. L'action de grâce (Thanksgiving Day, qui a lieu un mois avant celui de nos voisins du sud) a donné lieu à une rencontre du FIC sur des patins. Haloween m'a valu une balade dans le Chinatown déguisée en Chinoise avec une bande de petits vampires, princesse, Darth Vador et autres monstres en tout genre qui ont dévalisé les sucreries des magasins du Vieux Montréal (merci d'ailleurs au Marché de la Villette et à Olives et Olive pour leurs friandises avec lesquelles nous nous sommes sucrés le bec!).
Déja le temps des fêtes (terme politically correct pour dire Noël) pointe son nez et les décorations remplacent vite fait les citrouilles et autres fantômes de la semaine passée.

Quelques flocons nous sont déja tombés dessus. Une longue tombée en fin d'octobre et une très rapide samedi. L'hiver n'est pourtant pas encore là, parce que je peux dire que je n'ai pas froid (et à 4° à 6°C vous diriez pareil!). J'ai quand même hâte qu'il arrive et que j'ai le loisir d'aller faire des glissades et des jeux dans la belle blanche (qui ne le reste pas assez longtemps d'ailleurs!).
À part ça, rien de nouveau sous le ciel bleu hormis que je suis heureuse où je suis.

Des becs à tous et toutes!